EADS supprime 5800 postes dont 1.000 en France

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Selon la direction d'EADS, la restructuration est inévitable pour rendre le groupe plus efficace et performant dans les compétitions sur les marchés émergents.
Selon la direction d'EADS, la restructuration est inévitable pour rendre le groupe plus efficace et performant dans les compétitions sur les marchés émergents. (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les activités "Défense" et "Espace" du groupe européen sont visées par ce ce vaste plan de restructuration.

Ça taille sec. La direction du géant européen de l'aéronautique EADS a confirmé lundi la suppression de 5.800 emplois sur trois ans - dont 1.000 en France - dans ses activités "Défense" et "Espace" en Allemagne, en Espagne et en Angleterre.

Pour FO, le groupe se porte "financièrement" bien

Dans le détail, sur les 5.800 postes supprimés dans le cadre d'une vaste restructuration liée à une baisse de commandes, 1.300 sont des postes d'intérimaires et 4.500 des emplois à temps plein, a affirmé le syndicat FO Métallurgie dans un communiqué diffusé sur son site internet:

"Le groupe EADS a annoncé (lundi) aux membres du comité européen, les premières conséquences de sa restructuration dans le secteur de la Défense et du Spatial"

Des suppressions d'emplois, que FO dénonce, affirmant que "le groupe EADS se porte bien financièrement" et que "ses carnets de commandes sont bons, voire importants". Il met notamment en cause "une logique purement financière avec comme seule volonté affichée, un taux de rentabilité à 10 %" et a exigé que le groupe EADS ne procède à "aucun licenciement sec".

En cause: les réductions de commandes militaires, selon la direction du groupe

Mais selon la direction d'EADS, la restructuration est inévitable pour rendre le groupe plus efficace et performant dans les compétitions sur les marchés émergents.

Le patron d'EADS avait d'ailleurs récemment prévenu dans un entretien à un magazine allemand que les réductions de commandes militaires, notamment en Allemagne, ne pourraient "pas rester sans conséquence pour l'activité et les emplois".

Pour l'heure, le directeur exécutif du groupe, Tom Enders, avait rendez-vous lundi soir près de Munich (sud) avec le comité d'entreprise européen, à qui il avait déjà annoncé, par voie de presse, des "mesures draconiennes", surtout dans les activités de défense en Allemagne.

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Commentaires
a écrit le 10/12/2013 à 11:03 :
Il souffle fort ce bon vent. Bientôt le paradis pour tous.
a écrit le 09/12/2013 à 20:07 :
Sans jeu de mot Mr le ministre... Ça sent le Sapin avec la courbe du chômage cette nouvelle affaire de licenciement massif :p

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