Ariane 6 : c'est "nein" pour l'Allemagne

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Le futur lanceur européen fait l'objet d'une négociation très dure entre la France et l'Allemagne
Le futur lanceur européen fait l'objet d'une négociation très dure entre la France et l'Allemagne (Crédits : Reuters)
A la veille de la réunion informelle des ministres européens de l'espace à Cologne, l'Allemagne reste arc-boutée sur le programme Ariane 5 ME. C'est ce que rappelle dans un courrier la secrétaire d'État allemande chargée du dossier spatial au patron de l'Agence spatiale européenne, Jean-Jacques Dordain.

C'est "nein" pour Ariane 6. Dans un courrier adressé le 10 octobre dernier au directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA) Jean-Jacques Dordain, que "La Tribune" s'est procuré, la secrétaire d'État allemande chargée du dossier spatial, Brigitte Zypries, reste très, très sceptique sur la proposition des industriels concernant le futur lanceur européen, Ariane 6. Elle l'était déjà après la réunion des ministres de l'Espace des pays membres de l'ESA réunis pour un point d'étape le 23 septembre dernier.

Brigitte Zypries l'est d'autant plus qu'elle a relevé que le design de l'étage supérieur cryogénique propulsé par le moteur Vinci a changé entre le projet présenté le 23 septembre et celui proposé le 9 octobre par les industriels. Ce qu'elle a d'ailleurs très peu goûté. "J'ai été confronté (lors d'une réunion avec les industriels, ndlr) à des documents montrant clairement que le concept de l'étage supérieur est différent de celui décrit dans le document du 23 septembre. Particulièrement, la position des réservoirs doit être changée, ce qui exigerait significativement un plus grand carénage".

Et si Berlin avait raison ?

Aussi, elle demande à Jean-Jacques Dordain une "clarification sans délai". La secrétaire d'État allemande souhaite savoir si l'étage supérieur d'Ariane 5 ME, un programme de modernisation d'Ariane 5 que la France veut écarter, peut être utilisée tel quel pour Ariane 6 ou s'il doit faire l'objet de nouveaux développement. Cette "question est très importante pour une nouvelle évaluation", estime-t-elle. Dans sa réponse le 14 octobre, que La Tribune s'est également procuré, Jean-Jacques Dordain exprime sa surprise. Il rappelle que l'étage supérieur d'Ariane 5 ME reste un "élément commun" aux deux lanceurs, tout en précisant toutefois que "quelques adaptations sont en tout cas nécessaire" en vue d'intégrer l'étage supérieur d'Ariane 5 ME sur Ariane 6, qui a un "diamètre plus petit qu'Ariane 5".

Pour Brigitte Zypries, il est clair qu'en "raison du manque de temps, une préparation solide et une analyse d'Ariane 64 et d'Ariane 62 ne peuvent pas avoir lieu". Ce qui ne serait pas le cas si l'ESA maintient le programme Ariane 5 ME. "La finalisation d'Ariane 5 ME nous donnerait ce temps", estime la secrétaire d'État. Et de souligner que "les décisions ne doivent pas être prises sous la pression de l'urgence" mais "sur la base de faits confirmés et dans des conditions de cadre de façon fiable définies". Elle estime que le dossier Ariane 6 n'est pas encore consolidé techniquement et financièrement et reste à la merci de trop d'incertitudes, notamment les risques pris par l'industrie.

Berlin veut Ariane 5 ME

Dans ce contexte, Brigitte Zypries confirme à Jean-Jacques Dordain qu'une "finalisation d'Ariane 5 ME fait sens" pour l'Allemagne. Elle rappelle d'ailleurs que la modernisation du lanceur Ariane 5 a été "confirmée" à l'issue d'une revenue du programme comme cela avait été adopté à la conférence ministérielle de l'ESA de Naples. Ce qui n'a pas été le cas pour le projet Ariane 6 PPH. Pour autant, Brigitte Zypries ne ferme pas la porte à un nouveau projet. "Nous sommes ouverts pour faire face à des situations changeantes, de nouvelles idées et de nouveaux développements", explique-t-elle.

Un mois plus tard, la position de l'Allemagne n'a pas changé d'un pouce. Et ce n'est pas le courrier de Jean-Jacques Dordain qui a convaincu Berlin de rouler pour Ariane 6 même si le patron de l'ESA a promis beaucoup (trop?) à l'Allemagne. Notamment que le programme Ariane 6 reprendrait "tous les investissements" allemands réalisés pour Ariane 5 ME et respecterait "entièrement" le retour géographique en faveur de l'industrie allemande. Selon nos informations, la situation s'est même durcie entre Berlin et Paris. Devant un tel blocage, certains pays demanderaient même un report de la conférence ministérielle des Etats membres de l'ESA, qui doit se tenir début décembre à Cologne. Comme toujours dans l'espace à la veille d'un grand rendez-vous, la dramaturgie est à son comble...

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Commentaires
a écrit le 14/11/2014 à 18:36 :
Allez arrêtez de faire les autruches,la RFA est morte,l’Allemagne veut redevenir la grande Allemagne,elle n'a plus besoin de la France(,elle est réunifiée,)naïve et rêveuse,elle met le cap à l'est,et a la mondialisation. Et oui,il va falloir se réveiller !
a écrit le 13/11/2014 à 23:18 :
travaillant depuis de nombreuses années en Allemagne, je ne suis guère étonné de lire et "respecterait "entièrement" le retour géographique en faveur de l'industrie allemande".
Les allemands n'achètent que allemand et n'en ont rien à faire de l'Europe. Il n'y a qu'en France qu'on parle sans cesse d'amitié franco-allemande...
a écrit le 13/11/2014 à 10:39 :
l'allemagne de merkel ne roule que pour elle
son egoisme a refait surface
tout comme celui des anglais
il faut que la france reduise ses subventions a l'europe
a écrit le 12/11/2014 à 14:12 :
Et voilà. L'Allemagne continue de s'isoler... avec ses décisions germano-allemandes... Faudra pas qu'elle s'étonne dans quelques mois ou années de devenir le canard boiteux de l'Europe. Quand on ne s'adapte plus, on se sclérose et on finit par mourir.

Ce qui est vrai pour l'entreprise est également vrai pour les pays.

Allemagne première en ce moment en Europe, mais bientôt en queue de peloton! Si cela continue, la Grèce sera devant l'Allemagne dans quelques années...

Je disais "Pauvre France", et maintenant, j'ajoute "Pauvre Allemagne"!
a écrit le 12/11/2014 à 13:37 :
Il faut ouvrir les yeux, en aéronautique, l'Allemagne est le canard boîteux des coalitions européennes.
On l'a vu avec l'airbus, du matos électrique et informatique non conforme.
Pour ariane 6, sans doute ils ne sont pas très surs de leurs sous-traitants et préfèrent pérenniser ce qui marche encore.
On ferait mieux de réduire la part de l'Allemagne dont on n'a eu en réalité jamais eu besoin.
Réponse de le 12/11/2014 à 14:04 :
Un peu de mauvaise foi dans votre brillant commentaire, mon cher. C'est que la France, comme le disait bien Jacques Chirac à Poutine et à Schroeder, veut de l'argent des autres pour faire des projets où elle se passe pour la patronne à tout faire. Oui, à tout faire sauf pour certaines technologies et surtout pour le pognon ! Alors si la France tient tellement à être la "première puissance" aéronautique de l'Europe, alors qu'elle assume tous les projets avec son propre budget !!! c'est qui en fera rire plus d'un…..
Réponse de le 12/11/2014 à 14:39 :
à penmore : et que dire du fiasco Galileo ! Avec des satellites confiés à une obscure PME allemande (OHB) incapables de les construire et qui a dû recourir aux expertises extérieures dont celles de Thalès Alénia Space et Astrium !
Réponse de le 12/11/2014 à 15:44 :
bof, entre la tête et les jambes perso j'ai choisi.
Et vous ?
a écrit le 12/11/2014 à 13:16 :
Préparez l'armée, on envahie l'Allemagne.
Réponse de le 12/11/2014 à 13:40 :
Ç servira à rien. Comme l'a dit l'année dernière le ministre des finances Allemand (Wolfgang Schäuble), l'Allemagne ne veut plus être une grande puissance militaire en Europe et préfère laisser ce rôle à la France et la Grande-Bretagne (les seuls à avoir l'arme nucléaire, sous-marins nucléaires lanceurs d'engins en Europe). Et oui les anciennes nations vaincues de la dernière guerres que sont l'Allemagne et le Japon préfèrent mettre de côté la politique étrangère et se limiter à offrir un soutien logistique à leurs alliés (avions de transport, matériel, humanitaire) qui partent en guerre. Vous me direz faire cela leur permet de faire des grosses économies sur le budget de la Défense. Mais le jour où ses deux pays voudront se remilitariser la France aura du soucis à se faire. Et ils ont en les moyens car pour rappel le Japon et l'Allemagne sont les 3ème et 4ème puissance économique de la planète (la France est 5ème devant la Grande-Bretagne)
Réponse de le 12/11/2014 à 18:32 :
Tiens, je remarque une rare subtilité chez les Allemands et que je ne connaissais pas : en laissant à la France le rôle d'être "une puissance militaire" en Europe et en connaissant l'état précaire de nos armées, nos voisins auront leur sommeil assuré pendant toute leur vie ! très subtile remarque de Herr Schäuble, décidément.
Réponse de le 12/11/2014 à 21:27 :
"Et ils ont en les moyens" dans vos reves :) Pour les Allemands les ricains ont dus taper du point sur la table pour leur rappeler les obligations de 1 % du PIB pour l OTAN.
Ils n ont plus aucunes compétences en matière d aéronautique et leurs chars passe sous joint venture Francaise.

Mise a part les produits blanc et les voitures ils sont has ben meme en matiere de machine outil les Chinois commencent a les tailler
Réponse de le 13/11/2014 à 0:30 :
Si les Allemands sont les "has been", les Français sont les "had been" si ce n'est même les "had been at all?"
a écrit le 12/11/2014 à 12:52 :
L'Allemagne fera tout pour torpiller nos programmes (Militaires et Civils). L'affaiblissement croissant de notre pays est un vrai "bonheur" pour notre voisin d'Outre Rhin.
Quand les politiques français ouvriront les yeux ? Quand mettront ils fin à la pseudo amitié franco allemande?
Réponse de le 12/11/2014 à 14:06 :
"Quand les politiques français ouvriront les yeux ? Quand mettront ils fin à la pseudo amitié franco allemande?"

Il suffit de leur demander quoi. Cependant ils ne pensent pas comme vous, ils connaissent mieux la réalité et sait que la France sans l'Allemagne c'est la fin des haricots pour de bon.
a écrit le 12/11/2014 à 12:44 :
Tout ceci n est que du pipo, tout les acteurs sont d accord pour dire qu il faut passer a Ariane 6 directement mais comme d hab les Allemands sont prêt a tout bloquer de peur que leur champion OHB n est pas une grosse part du gâteau !
a écrit le 12/11/2014 à 12:15 :
Comme d'habitude on promet de detruire de l'emplois industriel en France pour l'Allemagne qui siphonne l'europe entière. L'allemagne va nous conduire a la faillite
Réponse de le 12/11/2014 à 12:21 :
Vous vous êtes fait piqué votre emploi par un Allemand ? Toute mes excuses. Heureusement que Pole Emploi finance des formations :-)
a écrit le 12/11/2014 à 11:37 :
Maugrebleu ! c'est incroyable le nombre de commentateurs RP dans ce forum ! comme si le nombre d'auteurs RP du journal n'était déjà suffisant ! :-)
Réponse de le 12/11/2014 à 12:23 :
Il y a ceux qui travaillent dans le secteur astronautique et qui maitrise leur sujet. Puis ceux qui ne connaissent rien aux lanceurs spatiaux et qui parlent pour rien dire :)
Réponse de le 12/11/2014 à 14:07 :
Un grand merci, Marie, pour vos précisions.
Réponse de le 12/11/2014 à 15:12 :
mais Marie ne dit pas la vérité.. Les Allemands ne sont-ils pas dominateurs ?? et nécessitent de notre part une grande vigilance, quelles sont les intentions de OHB ??
le centre opérationnel de ESA est en allemagne ...! il ne faut pas être faible ou naïf
a écrit le 12/11/2014 à 11:35 :
Cest peut-être la méthode allemande plus sérieuse que nos coups de com

Il est peut-être urgent de prendre du temps
a écrit le 12/11/2014 à 9:05 :
Bonjour,
Je suis pour une fois assez d'accord avec la position Allemande.
Ariane est aujourd'hui le premier lanceur mondial en terme de chiffre d'affaire, de sécurité des lancements et de volume d'affaire (nombre de lancements) et cela assez loin devant les USA, la Chine, le Japon, le Brésil et la Russie.
Aujourd'hui la concurrence vient des lanceurs légers du type Space X et pour cela Ariane 5 n’a qu'une seule parade c'est mutualiser le nombre de client sur le même lanceur pour réduire les couts néanmoins ce n'est pas toujours évident d fait des orbites de placements différentes selon le clients qui obligent souvent à décaler dans le temps certains clients.
L'urgence est donc d'avoir un lanceur bas coûts, sécurisé et partiellement réutilisable pour se mettre en face des offres commerciales de ces nouveaux lanceurs.
De ce fait Ariane 5ME est un bon challenger qui ferait office de plate-forme low-cost pour l'ESA. Cela éviterait de passer par des Soyouz et surtout offrirait une modularité plus importante en terme d'offre commerciale aux clients de l'ESA.
Il me semble important de prioriser ce programme en même temps que la modernisation d’Ariane 5 classique avant de passer à Ariane 6 qui sera intéressante dans le cadre de la conquête lunaire et spatiale post 2030. Avant cela nous pouvons très bien nous contenter du lanceur lourd Ariane 5 modernisé et d'un lanceur léger indispensable notamment pour l’exploitation et le ravitaillement de l'ISS à bas coût mais également pour concurrencer les nouveaux lanceurs Indiens et Chinois en cours de conception et bien entendu les lanceurs légers US type space X en cours d'exploitation. Cela nous évitera de perdre bêtement un marché sur lequel l'Europe est numéro un en terme commercial comme en recherche technique. Ariane 6 viendra pendant la décennie 2020-2030 pour la construction des vaisseaux interstellaire censé mener des missions scientifiques dans le système solaire (notamment la ceinture d’astéroïde pour l'exploitation minière et les satellites de Jupiter et saturne prometteurs car représentants de véritables petites planètes dont certaines sont pourvue d'eau) et pour la construction des bases permanentes sur la lune (Helium 3 + minerais + astroport en orbite lunaire voir à la surface via des catapultes) et Mars (Base scientifique avancée, astroport sur Phobos ou Déimos voir en orbite martienne style ISS et exploitation minière en plus d'essais de terraformation à très long terme). Mais bon tous ces projets sont pour la seconde moitié du 21ème siècle ce seront nos petits enfants qui en profiterons véritablement.
a écrit le 12/11/2014 à 8:32 :
Si c'était la France la responsable pour le budget spatial européen l'ESA serait finie depuis belle lurette déjà. L'Etat français, en totale banqueroute, songe encore de projets faramineux, d'héberger Jeux Olympiques, d'augmenter et moderniser les armées et patati patata, c'est de l'irresponsabilité pure et dure. La France tente d'imiter les Etats-Unis avec leur planche à billets et leur dette colossale tout en oubliant une différence fondamentale : le marché et le budget français sont loin derrière les américains. La chute sera encore plus douloureuse….
Réponse de le 12/11/2014 à 8:49 :
Bonjour,
Vous semblez omettre un point très important : Ariane est le premier lanceur mondial et le plus sur. Très loin devant les lanceurs US, Chinois et Russe.
Commercialement et techniquement Ariane est une réussite et la France assure à elle seule 60% du budget du programme d’où un intérêt à mener un peu la barque vu qu'elle est le plus gros contributeur technique et financier. Donc même si nous sommes loin du pachyderme US nous faisons bien mieux qu'eux dans ce domaine précis et Ariane 5 ME est prévue pour concurrencer les USA sur le segment Space X et autre Soyouz.
Parfois il est préférable de ne pas trop juger lorsqu'on ne connait pas un secteur. En spatial la Franc et l'Europe est première mondiale exæquo avec les USA et pour le moment cela ne se dément pas. Et comme vous l'avez précisé les USA monétisent mondialement leur dette ce qui se réduit au fait que c'est le monde qui paie leur programme spatial ... . Ce n'est pas notre cas ... .
Réponse de le 12/11/2014 à 9:06 :
Vous avez l'air de bien connaitre l'histoire de l'Europe spatiale. Si on vous écoute l'ESA n'aurait jamais exister et le succès commercial de la fusée Ariane non plus. Sachez que la France est initiatrice de l'ESA et de la puissance spatiale européenne (2ème agence derrière la NASA). C'est aussi la France qui a inciter ses partenaires européens à se regrouper autour du programme Ariane en 1973 (succès industrielle et commercial qui n'est plus à démontrer). Et non la société Arianespace n'est pas déficitaire et ne fait pas des lancements bénévolement. Ce n'est pas pour rien que le siège de l'ESA est à Paris car depuis sa création (1975), la France à été le premier contributeur de cette agence jusqu'à 2013 où elle occupe le deuxième rang (24%) derrière l'Allemagne (24,8%) sur 20 pays membres
Réponse de le 12/11/2014 à 9:07 :
Si – comme vous dites – Ariane est "le lanceur mondial le plus sûr" (dans quelle catégorie, car il y en existe plusieurs selon le tonnage?) alors pourquoi les américains utilisent-ils de lanceurs russes, considérés le plus fiables dans ce marché ?
Réponse de le 12/11/2014 à 9:19 :
Lorsque la NASA fait appel aux lanceurs Russe c'est uniquement pour envoyer leurs astronautes dans l'ISS car la fiabilité des Soyouz n'est plus à démontrer en terme de sécurité pour les occupants. (Les Etats-Unis n'ont plus de navettes spatiales car ce lanceur était un gouffre financier pour le budget de la NASA). Sur le marché des lancements de satellites Soyouz est derrière Ariane
Réponse de le 12/11/2014 à 10:49 :
Le fait que Paris héberge plusieurs sièges d'institutions internationales n'a rien à voir avec une plus grande participation de la France dans ces projets, il s'agit tout simplement du RP français, imbattable sur toute la ligne, associé à une myriades de concessions et privilèges sultanesques offerts par la Ville de Paris à ces institutions. Et même pour les sièges des sociétés internationales qui se trouvent en France. Un miroir aux alouettes pour le monde mais ô combien si cher aux Français.
Réponse de le 12/11/2014 à 11:21 :
Je suis OK avec Rider et Marousan. Renseignez-vous un minimum et donner au moins des faits comme preuve pour accompagner vos commentaires négatifs. Si la France héberge ces grosses entreprises européennes c'est bien car elle a été le principal contributeur financier et matériel dans ces gros projets aéronautiques et spatiaux. Je doute que pendant la guerre froide l'Allemagne divisée en deux états puis dépouillée de ces ingénieurs et scientifiques par les US et russes pouvait assumer ce rôle de premier contributeur au détriment des Français dans les grands projets aéronautiques et spatiaux.
a écrit le 12/11/2014 à 8:05 :
Bon ben en attendant on se contentera du lanceur Ariane 5 qui heureusement à quatre années d'exploitation dans son carnet de vol. Mais attention, bien que l'entreprise Européenne est un succès et leader sur le marché (à l'instar d'Airbus, Eurocopter,...), il ne faudrait pas prendre la mauvaise direction car la concurrence étrangère rôde bien plus que dans les années 1990 (par exemple l'américain SpaceX)
a écrit le 12/11/2014 à 7:47 :
Dans le fond, le mur, c'était pas si mal...
Réponse de le 12/11/2014 à 10:51 :
C'est mon opinion depuis toujours, mais ni Kohl ni Gorbatchev on voulu m'écouter.
a écrit le 12/11/2014 à 7:41 :
C'est normal que les Allemands mettent leur véto. C'est à nouveau un programme (un gouffre) que les Allemands payent et l'industrie française en en tire profit. Pourquoi les allemands devrait subventionner l'industrie française, elles en reçoivent déjà assez de Paris.
a écrit le 12/11/2014 à 7:14 :
Comme d'ahbitude les Allemands font un bon petit chantage à l'ESA. Rien ne change....
Réponse de le 12/11/2014 à 9:06 :
Quand on voit comment la france gère les projets, on comprends mieux le scepticisme allemand. Les dépassement de délai et budget sont courant chez nous : avion de chasse, porte avion, centrales nucléaire...
Réponse de le 12/11/2014 à 10:09 :
c'est vrai qu'en Allemagne les dépassements de budget et de délais n'existent pas. demandez aux responsables des projets de gare et d'aéroports de certaines grandes villes, aux projets de centrales, etc. Vous vivez dans quel monde ? celui où les allemands sont parfaits face aux misérables français ? réveillez vous regardez ... Un peu de sens commun !
Réponse de le 12/11/2014 à 10:40 :
@ Dingo : Vous parlez sans connaitre votre sujet. C'est grâce au rôle fédérateur de la France si aujourd'hui l'Europe rivalise avec les États-Unis dans le secteur l'aéronautique et spatial puis dans l'industrie de l'armement. Sans la volonté de la France de privilégier la coopération européenne aucun pays européens n'aurait pu seul mettre un terme au monopole Américain et Russe dans ces secteurs stratégiques. Au départ seul les Anglais, qui préféraient acheter américains, n'ont pas voulu nous suivre dans cette grosse aventure industrielle (Avions, Lanceur spatiale, satellites, Hélicoptères, missiles ...). Ont a donc dû se débrouiller seul avec les Allemands et d'autres partenaires européens. Bizarre, une fois que les gros contrats et les succès étaient au rendez-vous, les Anglais sont vite revenus frapper à notre porte.
Ce n'est pas pour rien que toutes ces entreprises européennes que je vais citer plus bas ont toute leur siège social en France et qu'elles occupent une place de leader sur le marché internationale (sans être déficitaire) :
- MBDA : leader industriel mondial des missiles et de systèmes de missiles
- ESA : seconde agence spatiale au monde
- Arianespace : leader mondial dans le lancement des satellites
- L'avionneur Airbus : leader mondial de l'aviation civile
- Airbus Helicopters (ex Eurocopter) : leader mondial sur le marché des hélicoptères civils et militaires
- "Airbus Group" (ex EADS) : leader mondial de l'aéronautique civile et militaire, de l'espace, de la défense et services satellitaires

(Et je ne les cite pas tous)
Réponse de le 13/11/2014 à 0:01 :
Si je vous comprends bien, l'Europe c'est la faute de la france :) Vu ce qu'est l'Europe aujourd'hui, le commentaire de Dingo se tient...

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