Alors que Boeing a publié des prises de commandes d'avions historiques en 2014, Airbus aurait dépassé son rival qui avait la course en tête tout au long de l'année selon l'agence Reuters. Un scénario qui s'est plusieurs fois produit ces dernières années.
Un air de déjà vu. Si la palme du plus grand constructeur mondial en 2014 était déjà acquise à Boeing en raison d'une production d'avions long-courriers supérieure à celle d'Airbus, l'avionneur européen a, semble-t-il, une nouvelle fois remporté la bataille des prises de commandes en coiffant sur le poteau son rival américain qui avait pourtant fait la course en tête toute l'année.
Pour rester devant Boeing, Airbus devait engranger 400 commandes supplémentaires sur le seul mois de décembre. Celles-ci ont pu provenir de la signature de nouveaux contrats (l'AFP avait totalisé 140 commandes nettes supplémentaires le 26 décembre, à 1.170) et de la transformation en commande ferme de protocoles d'accord signés plus tôt dans l'année. Par exemple, la concrétisation de l'énorme commande de la compagnie indienne Indigo annoncée en octobre, peut permettre de gonfler les compteurs d'Airbus de 250 appareils.
Boeing produit des avions comme des petits pains
Quoi qu'il en soit, le millésime 2014 est une nouvelle fois extraordinaire après celui de 2013 qui est jusqu'ici, la meilleure performance commerciale de l'histoire de l'aéronautique (1.619 commande brutes, 1.518 commandes brutes).
Du côté des livraisons, Airbus aurait également dépassé son record enregistré l'an dernier (626 appareils), sans toutefois atteindre les 723 avions livrés par Boeing l'an dernier (soit deux avions par jour), là aussi un record
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Doublement de la flotte d'ici à 20 ans
Les performances d'Airbus et de Boeing traduisent l'énorme potentiel du marché des ventes d'avions. Selon tous les industriels, la flotte d'avions dans le monde est appelée à doubler au cours des vingt prochaines années, pour atteindre, selon les dernières prévisions de Boeing, plus de 40.000 avions d'ici à 2033. Près 37.000 appareils neufs (avions régionaux, de plus de 100 sièges, tout cargo) devraient être livrés d'ici à 2033, pour une valeur de 5.200 milliards de dollars au prix catalogue. Ce boom s'explique notamment par les prévisions de hausse du trafic de passagers, qui devrait croître en moyenne, durant cette période, d'environ 5% par an. De 3,4 milliards de passagers en 2014, le trafic devrait doubler avant vingt ans.
Pour l'année en cours, la baisse de l'euro face au dollar (la monnaie de transaction dans l'aéronautique) est un atout pour Airbus puisqu'elle lui permet de gagner en compétitivité. En revanche, la baisse du prix du pétrole peut avoir un effet négatif sur les prises de commandes destinées au renouvellement des flottes. Les compagnies peuvent en effet être tentées de ne pas renouveler immédiatement des appareils qui, s'ils n'étaient plus rentables avec un baril à 100 dollars, le redeviennent avec un baril deux fois moins cher..