Aéronautique : Boeing l'emporte sur tous les tableaux face à Airbus

Boeing pres de racheter le fournisseur de pieces aeronautiques klx
Alwyn Scott

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Alwyn Scott
Boeing aura été le grand vainqueur de l'édition 2018. Pour la première fois depuis bien longtemps, le géant américain a non seulement remporté le match des livraisons d'avions mais également celui des prises de commandes, alors que sur ce dernier terrain de jeu, il s'était souvent fait dépasser sur le fil ces dernières années par Airbus.
Malgré plusieurs gros contrats signés en décembre, l'industriel européen a terminé l'année avec 747 commandes nettes, loin derrière les 893 annoncées mardi par Boeing. L'écart est encore plus important si l'on exclut des résultats d'Airbus les 135 commandes d'A220 du nom des C-Series du Canadien Bombardier, comptabilisés dans le portefeuille d'Airbus depuis sa prise de contrôle du programme canadien en juillet.
La performance commerciale de Boeing constitue une surprise pour certains experts. Dans la mesure où de nombreuses commandes avant étaient signées l'année précédente et en l'absence de nouveaux programmes, nombre d'entre eux avaient prévu au contraire une année moins soutenue, plus proche d'un « book to bill » (ratio entre les commandes et les livraisons) de 0,75-0,8 que de 1 comme l'Américain s'en est au final approché.
Boeing termine également en tête en termes de production. Le groupe américain a fait état mardi de 806 livraisons, 43 de plus qu'en 2017. Même si la direction tablait initialement sur un nombre compris de 810 à 815 appareils, cette performance est suffisante pour devancer Airbus. Ce dernier a livré 800 appareils, dont 20 A220. Un résultat que le groupe européen comptait initialement atteindre sans les avions canadiens. Mais les difficultés de production rencontrées par plusieurs fournisseurs, en particulier les motoristes, mais aussi en interne dans l'usine d'assemblage de Hambourg, ont contraint Airbus à revoir sa copie en octobre.
Pour autant, grâce à un effort colossal au dernier trimestre au cours duquel il aura livré près 285 avions, l'avionneur européen s'en tire très bien. Il réduit même l'écart de production par rapport à son rival. Airbus finit avec 26 avions de moins que Boeing, contre 45 appareils un an plus tôt.
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Alors qu'Airbus prévoit d'augmenter les cadences d'A320 en 2019, le groupe discutait jusqu'ici avec les motoristes de la possibilité de franchir une nouvelle étape pour aller jusqu'à la cadence de 70 avions livrés par mois au cours de la prochaine décennie. Ce qui permettrait peut-être de dépasser Boeing, malgré les baisses de cadence attendue de la production d'A330 et d'A380. Pour autant, les menaces de récession qui planent sur l'économie mondiale peuvent appeler à la prudence.
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