Allemagne : feu vert pour le plan d’investissement géant et un soutien à l’Ukraine
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La chambre haute fédérale a définitivement adopté le plan de réarmement de l'Allemagne adopté par les députés mardi dernier.
Reuters
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La chambre haute fédérale a définitivement adopté le plan de réarmement de l'Allemagne adopté par les députés mardi dernier.
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Le « bazooka » budgétaire proposé par Friedrich Merz, qui nécessite une modification de la Constitution, a été approuvé avec une majorité des deux tiers de 53 voix au Bundesrat, la chambre qui rassemble les régions, après avoir déjà été adopté mardi par les députés du Bundestag.
Le plan ficelé avec les sociaux-démocrates, futurs alliés des conservateurs dans le prochain gouvernement, représente une révolution pour l'Allemagne. Championne depuis des décennies de l'orthodoxie budgétaire, elle a longtemps négligé les dépenses militaires au profit du parapluie américain qui la protégeait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
L'invasion russe de l'Ukraine depuis février 2022 et surtout le rapprochement opéré par le nouveau président américain Donald Trump entre les Etats-Unis et la Russie au détriment de l'Europe, ont complètement changé la donne.
« Nous devons tout faire pour que l'Allemagne redevienne l'une des armées les plus puissantes d'Europe et puisse se protéger, protéger notre pays », a souligné le chef conservateur du gouvernement bavarois Markus Söder à la tribune du Bundesrat. Mardi dernier, le chef des conservateurs Friedrich Merz avait qualifié les mesures de « premier grand pas vers une nouvelle communauté européenne de défense », devant inclure « des pays qui ne sont pas membres de l'Union européenne », comme le Royaume-Uni et la Norvège.
Concrètement, l'Allemagne va assouplir son frein à l'endettement, qui limite la capacité d'emprunt du pays, pour les dépenses militaires et pour les régions. S'y ajoute un fonds spécial - hors budget - de 500 milliards d'euros sur 12 ans pour moderniser les infrastructures et relancer la première économie européenne, dont 100 milliards affectés aux projets contribuant à la transition climatique.
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Ce vaste plan d'investissement devrait soutenir la croissance anémique de la première économie européenne mais, selon l'agence Reuters, pourrait toutefois se heurter la durée des procédures d'attribution des fonds et le manque de main-d'œuvre outre-Rhin.
Ce changement de cap a permis de débloquer une nouvelle enveloppe d'aide militaire à l'Ukraine d'un montant de trois milliards d'euros, une enveloppe en suspens depuis des mois en raison des réticences du chancelier sortant Olaf Scholz au regard des ressources du pays. « Nous faisons cela pour que l'Ukraine puisse défendre son indépendance et sa souveraineté », a néanmoins expliqué le dirigeant social-démocrate cette semaine à propos de cette aide. L'Allemagne est le plus gros fournisseur d'aide militaire à Ukraine parmi les pays européens.
Les présidents américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine, se sont accordés pour une trêve aux contours encore flous et encore sans effet sur le terrain. Ce Samedi, le ministre japonais des Affaires étrangères, Takeshi Iwaya, a insisté à Tokyo face à ses homologues chinois et sud-coréen qu'il n'était acceptable « nulle part » de changer le statu quo par la force, en référence à l'invasion russe de l'Ukraine.
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« Concernant la situation en Ukraine, j'ai souligné la nécessité pour la communauté internationale de s'unir pour rappeler que toute tentative de modifier unilatéralement le le statu quo par la force ne sera tolérée nulle part dans le monde », a déclaré le ministre.
(avec AFP et Reuters)
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