Armement : quand la Turquie rabiboche la France et l'Egypte
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Le ministre des Affaires étrangères tente de renouer les liens entre la France et l’Égypte
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Le ministre des Affaires étrangères tente de renouer les liens entre la France et l’Égypte
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Grâce à la Turquie et ses ambitions dans le bassin méditerranéen (Libye, champs gaziers au large de Chypre et de la Grèce...), les relations entre la France et l'Égypte sont en train de se réchauffer après une période glaciale, expliquent plusieurs sources interrogées par La Tribune. Un réchauffement orchestré jusqu'ici par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Il était déjà l'homme qui avait rapproché, en tant que ministre de la Défense, Paris et le Caire à partir de 2014 avec le succès que l'on connait dans le domaine de l'armement. "Jean-Yves Le Drian a pris la main", assure un bon observateur de la région et des ventes d'armes.
Recep Tayyip
Erdogan en Libye ont été un déclic au Caire, qui a eu pourtant beaucoup de mal à encaisser la leçon sur les droits de l'homme d'Emmanuel Macron en janvier 2019. Actuellement, la France semble avoir une nouvelle carte à jouer en Égypte. Mais ce réchauffement reste encore à confirmer. D'autant plus qu'on ne sait pas encore si Jean-Yves Le Drian, qui semble à nouveau incontournable en Égypte, va rempiler au gouvernement.Plongée dans le chaos depuis 2011, la Libye est divisée en deux camps rivaux entre le gouvernement d'entente nationale (GEN) dirigé par Fayez el Sarraj, qui siège à Tripoli et qui est reconnu par la communauté internationale, et un gouvernement parallèle soutenu par le maréchal Khalifa Haftar, dans l'Est. Ces deux camps sont soutenus officiellement ou officieusement par des puissances régionales : la Turquie pour le GEN et la Russie, l'Égypte ou encore les Émirats Arabes Unis pour le maréchal Haftar. La Turquie accuse également Paris de soutenir Khalifa Haftar. Ce que dément la France, qui souhaite que la Turquie respecte l'embargo sur les armes en Libye.
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Dans ce contexte, la France a récemment affirmé que la marine turque a eu des comportements "hostiles et inacceptables (...) visant à entraver les efforts de mise en œuvre de l'embargo sur les armes des Nations unies". La ministre des Armées Florence Parly a précisé que ces incidents s'étaient produits le 10 juin dernier dans l'est de la Méditerranée où une frégate de la marine française, le Courbet, vérifiait dans le cadre d'une mission de l'OTAN un bateau turc, le Cirkin, pour s'assurer qu'il ne transportait pas des armes vers la Libye. Le bateau turc avait coupé son transpondeur et refusait de s'identifier et de communiquer son port de destination. Des bâtiments de la marine turque ont alors "illuminé" à trois reprises la frégate français "avec leurs radars de conduites de tirs", a poursuivi la ministre.
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