Armement : quels sont les 15 plus grands clients de la France en 2015 ?

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En 2015, la France a doublé ses exportations, passant de 8,2 milliards à 16,9 milliards d'euros
En 2015, la France a doublé ses exportations, passant de 8,2 milliards à 16,9 milliards d'euros (Crédits : Reuters)
Le Qatar (6,8 milliards d'euros de prises de commandes), l'Égypte (5,37 milliards) et la Corée du Sud (804,9 millions) ont été les trois principaux clients des industriels français de l'armement en 2015.

En 2015, la France a doublé ses exportations, passant de 8,2 milliards à 16,9 milliards d'euros. Ce qui représente une progression exceptionnelle des prises de commande (106%) grâce notamment aux deux contrats Rafale, l'avion de combat de Dassault Aviation gagnés en Égypte (24 appareils) en février, puis au Qatar en mai (24). "Les succès historiques que nous avons remportés à l'exportation en 2015, pour un montant de plus de 16 milliards d'euros, sont le résultat du travail de l'équipe France des exportations de défense, que j'ai structurée tout au long de ces quatre dernières années", a expliqué le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian pour justifier le succès des exportations françaises.

Sans surprise, ces deux pays du Moyen-Orient se retrouvent naturellement sur le podium des trois plus grands clients des industriels français de l'armement l'année dernière : Qatar (6,8 milliards d'euros de prises de commandes), Égypte (5,37 milliards), puis Corée du Sud (804,9 millions), un pays qui n'achète pas forcément "Made in France", selon le rapport au Parlement sur les exportations d'armement de la France. Séoul a acheté des hélicoptères à Airbus via un transfert de technologies. Ces trois pays totalisent 12,97 milliards des 16,9 milliards de prises de commande sen 2015. Soit 76%...

L'Arabie saoudite en retrait

Habituellement sur le podium, l'Arabie saoudite se retrouve seulement au douzième rang des pays clients de la France (193,5 millions) malgré de nombreuses campagnes en cours avec les industriels français. Pour autant, sur la période 2006-2015, elle cumule loin devant le Qatar, avec près de 12 milliards d'euros de contrats signés avec la France. L'Inde (412,8 millions) et l'Allemagne (320,4 millions) occupent les quatre et cinquième places. Ces deux pays sont suivis par le Royaume-Uni (298 millions), la Chine (239,3 millions), la Malaisie (209,9 millions), le Japon (206,2 millions) et le Koweït (196,8 millions), qui font partie des 10 premiers clients des industriels tricolores l'année dernière.

Tout comme l'Arabie saoudite, qui finance une bonne partie des achats de l'Égypte, les Émirats Arabes Unis (EAU) ont fait une pause avec la France dans leurs achats d'armes. Enfin, l'Azerbaïdjan (157 millions), les États-Unis (128,8 millions) et, enfin, Singapour (109,4 millions) font partie des quinze premiers clients de la France en 2015.

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a écrit le 02/06/2016 à 14:07 :
Ces contrats consistent en des commandes d'armées de l'air ou de marines de pays amis. Néanmoins, pourquoi les exportations de matériels terrestres sont-elles aussi faibles? Est-ce par ce que nous sommes moins compétitifs en ce domaine, parce que nous avons moins investis, que ces clients ont moins de besoins pour leur armée de terre? Ces clients ne calquent ils pas leurs achats sur nos propres conceptions militaires, estimant qu'elles sont supérieures/préférables? Notre pays s'est mis en tête une doctrine bicéphale : d'un côté une doctrine de dissuasion nucléaire, et de l'autre, une doctrine de corps expéditionnaire. D'un côté le délire, de l'autre le déni et au milieu du tâtonnement poussif à moyens réduits. Résultat, nous n'avons plus qu'une armée de terre atrophiée et nos exportations reflètent cet état de fait. Certains faits devraient pourtant nous faire réfléchir, par exemple la guerre au Yemen. Les rebelles ont tenus le coup malgré les déluges de bombes et ont même répondu vertement. Côté Russie, le pays s'est lancé dans une nouvelle classe de véhicule de combat blindé fidèle à ses conceptions du combat mécanisé ou à son histoire militaire soviétique. Ressassant à l'infini une doctrine clausewitzienne erronée, nos armées attendent du corps politique une définition de l'ennemie qui ne peut venir. Notre pays en vient ainsi à ne plus concevoir de guerre populaire. Peut être avons nous cette chance d'être protégés des effets d'une guerre populaire pour les décennies à venir, mais les français et leurs alliés devraient lourdement se méfier de cette méchante tentation de voir les guerres comme un effet de mécanismes institutionnels.
a écrit le 02/06/2016 à 13:21 :
Petite imprécision; sauf erreur de ma part, la commande du Qatar porte sur 24 appareils également.
Réponse de le 02/06/2016 à 14:43 :
Effectivement,c'est bien 24 avions qui ont été commandé et payer avec une options de 12 avions ce qui porte le nombre a 36, en espérant cette options de 12 se lèvent, ce qui pourrait bien être là cas.
Réponse de le 02/06/2016 à 14:44 :
Effectivement,c'est bien 24 avions qui ont été commandé et payer avec une options de 12 avions ce qui porte le nombre a 36, en espérant cette options de 12 se lèvent, ce qui pourrait bien être le cas.
Réponse de le 02/06/2016 à 14:57 :
Effectivement... merci à vous. Michel Cabirol
a écrit le 02/06/2016 à 13:07 :
Les maxis contrats ne doivent pas faire oublier l'importance des contrats plus modestes, mais récurrents. Il est vrai qu'ils présentent un effet sensible sur la pérennité des industriels et la baisse des coûts unitaires pour le budget de la défense (du moins je l'espère)
a écrit le 02/06/2016 à 8:27 :
Clients? Se dire qu'ils payent le plein tarif pour le material recu? Ou plutôt des profiteurs du generosité politique du FH (chiffres du PIB et du chomage), biensûr tout financié par le contribuable?
Réponse de le 02/06/2016 à 10:09 :
Encore un commentaire stupide digne du français arrogant.

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