LA TRIBUNE- Comment se présente l'édition 2023 du FIC ?
GUILLAUME TISSIER- L'édition 2023 s'annonce très bien. Nous attendons plus de 15.000 personnes pendant les trois jours du Forum autour de 650 partenaires publics et privés. C'est une mobilisation record. Nous avons également un programme de tables rondes, conférences et démonstrations très chargé avec près de 450 intervenants. Nous allons avoir pendant trois jours à Lille tous les représentants de l'écosystème international de la cybersécurité : les entreprises, la sphère académique et de recherche et bien sûr le monde institutionnel. C'est l'une des caractéristiques du FIC, qui fait le succès de cet événement créé par la gendarmerie en 2007. Cet événement est à l'image de la cybersécurité : il repose sur une dynamique publique et privée et une approche collaborative. Il illustre également très bien le besoin du continuum entre sécurité et défense dans l'espace numérique.
Mais comment expliquez-vous cette année la méfiance des ministères des Armées et de l'Intérieur vis-à-vis du FIC, qui n'ont pas souhaité prendre de stands ?
Il y a au départ, une polémique, déjà ancienne, orchestrée par des médias militants jetant le doute sur certaines activités de communication d'Avisa Partners, actionnaire de CEIS, organisateur du Forum. Malgré l'absence totale de fondement de ces attaques, elles ont fait peur à certains. Tout cela alimenté par l'incompréhension de quelques acteurs face au dynamisme d'Avisa et à son modèle associant dans un même groupe intelligence économique, cybersécurité opérationnelle et relations publiques avec la volonté de construire une licorne de la securetech pour disposer d'un champion tricolore de la gestion des risques. Incompréhension qui s'est développée après le choix des managements de Lexfo, pépite française de la cybersécurité, et de CEIS, acteur reconnu de l'intelligence économique, de rejoindre Avisa. Je précise d'ailleurs que les managements de ces entreprises sont toujours là.