Six ans après sa création, Khimod s'apprête à franchir un palier. Déjà avancée dans les solutions d'e-méthane, la start-up française estampillée greentech veut avancer vers l'industrialisation de ses projets d'e-méthanol, principalement pour le transport maritime, et carburants d'aviation durables synthétiques (e-SAF). Jusque-là détenue par le groupe Alcen, elle a ouvert son capital avec une levée de fonds de 23 millions d'euros, avec l'objectif de sortir de premières unités de production opérationnelle dans les 18 mois qui viennent.
Deux fonds d'investissement ont souscrit à cette opération. Il s'agit du fonds SPI (Sociétés de projets industriels), géré par Bpifrance pour le compte de l'État dans le cadre de France 2030, et du fonds de décarbonation industriel d'Audacia. ETI spécialisée dans les systèmes technologiques, Alcen a également remis au pot, mais l'objectif du tour de table était essentiellement de faire monter de nouveaux actionnaires au capital. La direction de la start-up reste en revanche évasive sur la répartition des montants entre les trois parties.