Comment les armées veulent réduire le niveau d'exigences normatif pour faire voler un drone
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Turgis & Gaillard
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Près de 18 mois après le coup retentissant de Turgis Gaillard au salon du Bourget 2022 avec le drone Aarok, le soufflet est retombé... Ce drone MALE (Medium Altitude Long Endurance), qui avait suscité énormément de curiosités et d'intérêts, s'est perdu dans les méandres de l'administration française, notamment de la DGAC, loin, très loin des préoccupations du ministère des Armées en matière d'économie de guerre. Ainsi, Turgis Gaillard reste toujours en attente du premier vol de son drone, qui a toutefois réalisé ses premiers essais au sol en avril 2024. Très intéressé par l'Aarok, le ministère tente de raviver la flamme en attribuant, par l'intermédiaire de la Direction de la Maintenance Aéronautique (DMAé), à Turgis & Gaillard un marché visant à étudier, via le drone MALE Aarok, le concept à la fois curieux mais absolument nécessaire « de drone certifiable non certifié ».
Ce projet du ministère des Armées s'inscrit dans le but de produire plus, plus vite et plus simplement dans un contexte géopolitique marqué par des conflits et des tensions croissants. Cette situation impose au ministère et aux armées de se tenir prêt à tout moment face à ces défis. Ainsi, le développement et l'intégration de technologies avancées sont essentiels pour renforcer l'expertise de la base industrielle et technologique de défense. Les armées, la Direction générale de l'armement (DGA) et l'industrie sont entrées dans une démarche de coopération pour faire converger aussi bien les besoins opérationnels que réglementaires d'un côté, et les réponses techniques, de l'autre. De manière générale, le ministère veut renforcer ses capacités opérationnelles de ses forces armées face à la dronisation des conflits.
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Autofinancé par Turgis Gaillard, le drone Aarok sera au cœur de cette étude du ministère. « Dans la démarche économie de guerre, le ministère des Armées souhaite examiner s'il est possible de réduire le niveau d'exigences normatif pour faire voler un aéronef. Et s'appuie sur le Aarok pour cela », explique à La Tribune le directeur général de Turgis Gaillard, Patrick Gaillard. L'Aarok se voit ainsi notifier son premier marché par le ministère des Armées. « Le concept de drone certifiable non certifié a pour objectif d'assouplir considérablement les exigences de navigabilité d'un système de drone (compte tenu d'un concept d'emploi donné) tout en apportant des gages d'un taux d'attrition capacitaire bas et maîtrisé », a précisé Turgis Gaillard dans un communiqué.
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