Défense : les différences entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron

Dans le domaine de la défense, deux projets et deux visions s'affrontent très clairement entre Emmanuel Macron, chantre de la coopération avec l'Allemagne, et Marine Le Pen, qui veut en finir avec des coopérations déséquilibrées.
Michel Cabirol

12 mn

Deux visions très différentes (OTAN, dissuasion et coopérations) s'affrontent même si sur certains des thèmes évoqués (budget et BITD), il existe néanmoins quelques points de convergence.
Deux visions très différentes (OTAN, dissuasion et coopérations) s'affrontent même si sur certains des thèmes évoqués (budget et BITD), il existe néanmoins quelques points de convergence. (Crédits : DR)

OTAN, dissuasion nucléaire, coopérations européennes, exportations d'armes, budget et base industrielle et technologique de défense (BITD). Quelles sont les différences entre les deux programmes des deux candidats en finale de l'élection présidentielle, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, sur les questions de défense ? Deux visions très différentes (OTAN, dissuasion et coopérations) s'affrontent même si sur certains des thèmes évoqués (budget et BITD), il existe néanmoins quelques points de convergence.

La France dans l'OTAN :  il y a débat

Marine Le Pen veut sortir dès 2022 du commandement intégré de l'OTAN pour rendre à "la France sa liberté de pensée et d'action" ; Emmanuel Macron veut réformer l'Alliance atlantique de l'intérieur pour créer les conditions d'une émergence d'une Europe de la défense sans effrayer les pays européens complètement "addict" au parapluie américain très confortable mais qui rend dépendant. Autant en emporte l'OTAN : quand Marine Le Pen revendique marcher dans les pas du général de Gaulle, lequel avait annoncé le 3 novembre 1959 le retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN, Emmanuel Macron avait quant à lui estimé en novembre 2019 que l'Alliance était en état de "mort cérébrale". La guerre en Ukraine l'a néanmoins "ressuscitée".

La question de l'OTAN interpelle vraiment les deux candidats. Très clairement, ils ont deux visions à l'opposé de la place de la France dans l'OTAN. Pour Jean-Michel Jacques, le député LREM ayant participé aux travaux du programme défense 2022 du candidat Macron, la vision de Marine Le Pen est "une France qui s'isole et qui se replie sur soi". "Il est donc imprudent de quitter" le commandement intégré. Il permet à la France de mieux peser au sein de coalitions militaires d'autant que l'OTAN est "une alliance complémentaire à l'Europe de la défense", estime-t-il. Au Rassemblement national, un expert des questions de défense rejette en bloc le terme "d'isolationnisme" mais on veut plutôt "reconfigurer la relation stratégique de fond que la France entretient avec les États-Unis". D'autant que le RN estime que la stratégie de défense antimissile de l'OTAN menée en Europe est contraire aux intérêts de la dissuasion nucléaire française.

"Sortir du commandement intégré de l'OTAN tout en restant dans l'Alliance, c'est perdre notre capacité à se faire entendre dans l'Alliance et nous éloigner de nos alliés historiques", assure Jean-Michel Jacques dans un entretien accordé à La Tribune. "La participation de la France au commandement militaire intégré de cette organisation est incompatible avec son statut de puissance souveraine, son indépendance diplomatique et militaire et la libre définition de l'usage de sa force de frappe nucléaire", répond le RN. En outre, le modèle d'armée complet développé par la France depuis les années 1950 est "le plus efficace en Europe", note cet expert. "Alliance ne veut pas dire dépendance, cela veut dire partage d'objectifs communs sur la base de valeurs partagées", souligne Jean-Michel Jacques. Le député LREM rappelle que la France n'a "jamais perdu sa souveraineté, son  indépendance et son autonomie de décision qui ont été des marqueurs forts de la politique de défense du quinquennat".

Dissuasion nucléaire : prévisibilité ou imprévisibilité ?

Sur la dissuasion nucléaire, Jean-Michel Jacques a été clair : les clés de la dissuasion restent en France. Pas question de la partager avec qui que ce soit comme cela avait été évoqué début 2020 dans l'entourage d'Angela Merkel. Un proche de la chancelière avait suggéré d'intégrer la dissuasion française au sein de l'Union européenne ou de l'OTAN. Sur le plan doctrinal, la dissuasion tricolore reste "strictement défensive, prévisible et transparente" tout en demeurant "l'assurance vie de la nation". "Il y a l'idée de préserver notre sécurité et de ne pas être sensibles au moindre chantage de quiconque et de pouvoir faire entendre la voix de la France auprès des grandes puissances en prônant le dialogue, la paix et le respect du droit, explique Jean-Michel Jacques. Au vu du durcissement du contexte géostratégique actuel, il serait bien imprudent de baisser la garde et de renoncer à la dissuasion". C'est d'ailleurs pour cela qu'Emmanuel Macron, s'il est réélu, poursuivra "le renouvellement des deux composantes : aéroportée et océanique".

Le RN préconise en revanche de rendre "imprévisible" la dissuasion française afin "d'introduire un doute supplémentaire" chez un potentiel adversaire "sur la posture de la France". Contrairement à la doctrine de l'OTAN. Dans ce cadre, tout comme Emmanuel Macron, Marine Le Pen poursuivra la modernisation de la force de frappe nucléaire. Elle sera "accélérée même si possible, sur l'ensemble de ses composantes - sous-marine, aéroportée, infrastructures technico-opérationnelles, communications, service hydrographique - afin d'en garantir la permanence en toutes circonstances". En outre, le RN portera "une attention particulière à la reconquête et à la consolidation de tous les acteurs industriels qui œuvrent dans cette filière industrielle d'excellence". C'est également le cas de la LREM, qui rappelle "l'importance de la dualité" de cette industrie.

Coopérations : pour ou contre l'Allemagne ?

Pour Marine Le Pen, les coopérations structurantes avec l'Allemagne engagées depuis 2017 doivent être arrêtées, notamment celles concernant le SCAF (Système de combat aérien du futur) et le MGCS (Main Ground Combat System). Le RN estime qu'elles sont "déséquilibrées". Et "cela ne marche pas avec l'Allemagne", rappelle un des experts défense du RN. En revanche, assure de son côté Jean-Michel Jacques, "se détacher de l'Allemagne, casser le moteur franco-allemand et s'éloigner de l'Europe serait aussi inciter tous nos voisins à s'aligner complètement sur les Etats-Unis et donc à abandonner de fait la maîtrise de notre destin européen commun". Ainsi, il préconise de pousser les coopérations actuelles, actuellement en panne (notamment le SCAF), et rappelle les succès de la coopération européenne à travers plusieurs programmes (A400M, Tigre, Transall...). Selon Jean-Michel Jacques, il n'est pas imaginable que la France puisse financer seule un programme de l'envergure du SCAF.

"Le SCAF est indispensable ! C'est un fait, nous aurons besoin, progressivement, de remplacer le Rafale à l'horizon de 2040 (quand bien même il continuera à voler jusqu'en 2070), et les allemands ont un besoin et un calendrier similaire avec l'Eurofighter. Nous avons donc une opportunité historique de bâtir un grand projet structurant dans le domaine de l'aviation de combat", estime Jean-Michel Jacques.

Le RN entend pour sa part relancer une "nouvelle phase de dialogue sur l'entente cordiale avec les Britanniques (nucléaire, capacitaire et opérationnelle)" en dépit de leur participation trouble et majeure dans AUKUS, qui s'est révélé être un nouveau Trafalgar français. Pour autant, selon le RN, la relation entre Londres et Paris "nécessitera un recadrage diplomatique complet", car la diplomatie de la Grande-Bretagne étant "alignée plus que jamais sur celle des États-Unis, diverge des objectifs proposés (Russie, Turquie, Indo-Pacifique)". C'est également le cas avec l'Italie, tour à tour partenaire et concurrent sur le plan diplomatique. De son côté, Jean-Michel Jacques rappelle toute l'importance de la Boussole stratégique pour l'Europe, qui est un rendez-vous à ne pas manquer. Cet outil "va favoriser notre action commune, bâtir des réponses concrètes avec de nouveaux acteurs, de nouvelles méthodes, de nouvelles formes de coalitions", estime-t-il

Poursuite des exportations d'armements

Jean-Michel Jacques rappelle le succès des exportations d'armes lors du quinquennat d'Emmanuel Macron : 30 milliards d'euros en 2021-2022 et 9,1 milliards en 2019. Ce qui contribue positivement à la balance commerciale française. L'exportation est d'ailleurs la garantie de la pérennité de l'industrie de défense française. Pour un des experts défense du RN, il s'agit maintenant de gérer "un cycle bas" dans les prochaines années après deux années fructueuses (2021-2022). "Il s'agit désormais de lier les succès à l'export à des méthodes de travail plus solides avec des structures politiques, industrielles, de renseignement et administratives pérennes et ne plus compter que sur des succès liés à la conjoncture", assure-t-il.

C'est pour cela que cet expert préconise une véritable impulsion politique qui pourrait se matérialiser si Marine le Pen est élue présidente de la République, par la création d'un secrétariat d'État aux exportations d'armement. Il serait chargé de planifier en amont les partenariats stratégiques avec les pays clés puis de suivre au plus près les prospects en cours. Il aurait autorité sur les services compétents de l'État, des Finances aux Armées en passant par le renseignement. Pour sa part, Jean-Michel Jacques rappelle que la vente d'armes permet "à des pays partenaires de se défendre". "Nous assumons de les accompagner dans leur volonté légitime d'assurer la sécurité de leur nation. Ensuite, parce que nous devons permettre à notre industrie de défense de se pérenniser (emplois, compétences) pour pouvoir faire appel à elle pour nos besoins nationaux. Les exportations d'armement sont une condition sine qua non de la souveraineté de notre pays", observe-t-il. Le chiffre d'affaires annuel de l'industrie de défense repose environ pour moitié sur l'exportation.

Enfin, le RN souhaite désITARiser l'ensemble des systèmes d'armes français pour ne pas être soumis à la réglementation américaine ITAR. Mais il reste conscient que le dossier sera "long et compliqué", comme l'explique l'un des experts défense du RN. Le RN souhaite également débarrasser de composants ou de sous-systèmes allemands les armements français pour ne pas être à la merci d'un éventuel veto de l'Allemagne vers des pays qu'elle juge non conforme à sa politique d'exportation. "Nous ne voulons plus être pris en otage par des pays tiers", explique-t-il, tout en admettant que la souveraineté a un coût. Jean-Michel Jacques estime de son côté que l'Allemagne honorera ses engagements et les accords qu'elle a signés avec la France. "Nous sommes en confiance avec notre partenaire", explique-t-il.

Vers une hausse du budget des armées

Les deux candidats sont tous les deux d'accord pour augmenter le budget des armées. Marine Le Pen un peu plus et beaucoup plus vite qu'Emmanuel Macron : de 2023 à 2027, la nouvelle loi de programmation militaire (LPM), qui devra être votée dès cet été, fixera l'objectif d'un budget de défense de 55 milliards d'euros en moyenne annuelle. Soit un bond de 14 milliards par rapport au budget 2022 (41 milliards d'euros). La cotisation de la France au budget de l'OTAN serait réintégrée dans le budget des armées (environ 250 millions). En outre, le budget des opérations extérieures (OPEX) et des opérations intérieures (MISSINT) sera financé par le budget général de l'État (1,5 milliard d'euros en 2021). Par ailleurs, le RN souhaite mettre l'accent sur le budget des études amont (R&T), nécessaire au renouvellement des familles de produits. Ce budget sera porté à 1,5 milliard d'euros par an sur la durée de la LPM.

Pour sa part, Emmanuel Macron s'est engagé à respecter les trois marches à trois milliards d'euros entre 2023 et 2025. Ce qui permettra au budget des armées d'atteindre 50 milliards d'euros conformément à la LPM 2019-2025. Après 2025, le candidat Macron s'en remet d'abord à l'élaboration d'une revue stratégique plutôt que d'un livre blanc avant de définir un éventuel nouveau pallier budgétaire. "Nous serons bien sûr amenés ensuite à éventuellement adapter le format de l'ambition 2030 aux nouvelles menaces au cours de la prochaine LPM", explique Jean-Michel Jacques. Le budget de l'innovation devrait passer de 1 milliard à 1,5 milliard d'euros. Le député LREM souhaite "consolider l'innovation" dans la défense. "La compétition technologique entre les grandes puissances est le grand défi des années à venir et la France ne doit pas être absente de cette compétition, car elle est indispensable à notre indépendance", assure-t-il.

Une industrie, fer de lance de la souveraineté

Là aussi, les deux candidats ont une vision qui se rejoigne : l'industrie de l'armement reste le fer de lance de la souveraineté de la France. Depuis le début du quinquennat, la  BITD a bénéficié "d'investissements considérables", soutient Jean-Michel Jacques, qui rappelle les propos de la ministre des Armées, Florence Parly : "Depuis 2017, au ministère des Armées, c'est un plan de relance tous les jours". Si indéniablement, le ministère applique une préférence pour les matériels militaires fabriqués en France (90% des armements achetés sont made in France), il y a des domaines précis où pour autant la France n'a pas de capacités industrielles et qui oblige à acheter à l'étranger. "Nous ferons le maximum pour y remédier", assure le député LREM. Il souhaite la création d'un fonds qui sera chargé de protéger et de développer la BITD française, notamment les startup mais aussi les PME de défense.

De son côté, le RN veut un retour à une grande politique nationale dans l'armement car l'investissement de défense est un investissement productif, générant des capacités souveraines pour les armées, des filières  technologiques d'excellence de rang mondial et, par l'exportation, des excédents de la balance commerciale. "Grâce à ces investissements, la France dispose d'une industrie d'armement de niveau mondial", assure le RN. Il souhaite renforcer le rôle de la direction générale de l'armement (DGA) afin de consolider ses métiers techniques (conception, conduite des programmes, essais et préparation de l'avenir, maintien des compétences de l'industrie nationale par la cartographie des acteurs). Enfin, le RN souhaite "regarnir des stocks de munitions, dramatiquement bas au point qu'ils seraient consommés en quelques jours de conflit". Ce qui obligera l'industrie à augmenter ses cadences.

Michel Cabirol

12 mn

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Commentaires 17
à écrit le 22/04/2022 à 12:32
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il n'y presque plus de journaliste integre la grande majorité est frappé par une maladie chronique qui devrais les obliger a travailler pour uber a savoir ce gauchisme d'esprit il sont incapable d'avoir un esprit de jugement neutre ce milieu doit ...

à écrit le 21/04/2022 à 20:43
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Il n'y a pas photo entre les deux prétendants , l'un représente l'usure qui détruit le pays socialement , et l'autre la femme au visage cette France que nous devons faire renaître .

à écrit le 21/04/2022 à 14:07
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Négatif, Messieurs ! C'est en 1967 que De Gaulle est sorti du commandement intégré du NATO. J'étais dans la Marine à l'époque !

à écrit le 21/04/2022 à 13:28
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@marc469 : Faut-il vous rappeler que Macron a vendu Alstom Energie sans aucun remord à des intérêts étrangers, mettant en péril notre indépendance énergétique. Faut-il vous rappeler que toutes les banques françaises étaient fermées pour Mme Le Pen, e...

le 21/04/2022 à 15:48
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vous faites allusion aux turbines à gaz en perte de vitesse a l'époque.et qui on fait consensus dans la classe politique ( le mari de Pécresse s ' est chargé su dossier). personne ne savait qu il y aurait le covid, l 'agression russe..in fine ca n a...

le 21/04/2022 à 15:50
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si ,le parti de le pen avait été dissous vous auriez crie au scandale democratique...soyez coherent!!

le 21/04/2022 à 16:23
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N'importe quoi, mais n'importe quoi, et les centrales hydrauliques, elles vont tourner avec quoi, des hélices de paquet surprise ? Et les réseaux électriques, si important pour les renouvelables, qui le faisait ? Le forgeron du coin peut-être ? Regar...

le 22/04/2022 à 8:00
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depuis 5ans cest le en meme tempssur tout les sujet. un illusioniste meme encore hier avec sa reforme des retraite lui meme ne sait pas definir le but ultime idem pour la representation de la france dans le monde avec la disparition du corps dip...

à écrit le 21/04/2022 à 11:21
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Le RN veut être souverain sur la défense pour l'utiliser dans son intérêt et certainement pas dans l'intérêt de la France. Une folie. La France, du point de vue militaire dispose d'un système sérieux et complet...mais reste une petite unité au niveau...

le 21/04/2022 à 14:24
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Très franchement, vous ne le savez pas plus que moi. Certains pays sont membres de l’OTAN et corsetés dans leur décisions. D’autres y voient un levier de puissance, mais l’Allemagne a meilleur jeu que nous dans ce cas de figure, car elle est soumise ...

le 21/04/2022 à 21:07
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Le 7 novembre 2007 , Nicolas Sarkozy annonce le projet de réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN à la tribune du congrès des États-Unis.

à écrit le 21/04/2022 à 11:09
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Macron est arrogant et Marine a besoin de prendre des vitamines. On peut retenir que notre président est très content de lui et que la seule mesure qu'il n'a pas réussi à réaliser est la proportionnelle. Résultat, comme il y a cinq ans , le RN avec p...

à écrit le 21/04/2022 à 10:22
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Selon la règle qu'une horloge cassée donne deux fois la bonne heure par jour Marine le Pen vient encore de prouver que zemmour avait raison elle et son parti ne veulent pas gagner n'étant la que pour faire gagner Macron, on nous soûle avec un duel al...

à écrit le 21/04/2022 à 8:12
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francaise, francais au moment de voter ne pas oublier les insultes durant 5 ans du president envers vous il vous considere comme des moins que rien sauf pour etre reelu et dans 4 ou 5 jours les phrases assassine reprendrons de plus belles

à écrit le 21/04/2022 à 7:50
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la reflextion de m macron sur l'emprunt de mme lepen est minable et surtout indigne a ce niveau lui qui il y a cinq avais promis que le rn ne plus en condition de se representer il a echoue comme sur beaucoup de sujet ou son programme est la co...

le 21/04/2022 à 9:46
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en monarchie l échec n existe pas ! la posture de l arrogance méprisante pour le petit peuple l a démontrée . la royauté fondée sur l injustice ne dure pas

le 21/04/2022 à 11:21
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Faut-il vous rappeler que l'emprunt du RN n'a pas été contracté auprès d'une banque privée mais d'une banque proche du pouvoir et donc quoique vous pouvez pensez crée une dépendance.

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