Défense : pourquoi une nouvelle Revue nationale stratégique
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Cette revue prépare également les travaux d'une nouvelle loi de programmation militaire (LPM) sur la période 2024/2030.
SARAH MEYSSONNIER
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Cette revue prépare également les travaux d'une nouvelle loi de programmation militaire (LPM) sur la période 2024/2030.
SARAH MEYSSONNIER
Pourquoi une nouvelle Revue nationale stratégique (RNS) cinq ans après celle de 2017 et un an après l'actualisation de cette revue en 2021 ? Depuis sa réactualisation, de nouvelles crises se sont succédé, notamment une guerre a été déclenchée en Ukraine, rappelle l'Élysée dans un communiqué. « Il s'agit d'une revue, d'abord, une revue qui signifie bien qu'on n'est pas sur un exercice de type livre blanc, mais sur un exercice de revue de nos grands objectifs stratégiques », explique-t-on à l'Élysée.
Cette revue prépare également les travaux d'une nouvelle loi de programmation militaire (LPM) sur la période 2024/2030. Cette nouvelle revue « est très importante pour nous permettre d'embrayer derrière sur un exercice de loi de programmation militaire, c'est-à-dire passer de ce que l'on veut faire à comment on va le faire dans la dimension stratégique des moyens », précise-t-on à l'Élysée. La RNS ne livre pas des annonces précises, qui seront faites dans la LPM. « C'est une première évaluation de l'effort financier que nous envisageons de consacrer à la défense, s'il est validé évidemment par le Parlement, d'ici à 2030, qui est toujours l'horizon que l'on se fixe », souligne-t-on à l'Élysée.
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Emmanuel Macron a notamment confié cet exercice interministériel au ministère des Armées et au Quai d'Orsay sous la coordination du secrétariat général à la Défense et la sécurité nationale. Néanmoins, tous les ministères dans une dimension interministérielle, ont été associés dans la rédaction de cet exercice. « Sa vocation n'est pas que de défense, mais elle est clairement défense et sécurité nationale », fait-on observer à l'Élysée. Enfin, le Parlement a pu également participer. Les commissions de la défense et des affaires étrangères de l'Assemblée national et du Sénat ont apporté leurs contributions. Au final, ce document est ramassé, beaucoup plus succinct que celui de 2017, qui fait plus du double par rapport à cette nouvelle version.
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