Des avions plus intelligents : un danger ou une sécurité ?
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Les compagnies aériennes et les constructeurs d'avions ne cessent de le marteler. La sécurité est leur priorité absolue. Elle est même consubstantielle à leur développement économique, puisque le transport aérien doit en effet être sûr pour assurer sa croissance. L'explosion du trafic aérien depuis soixante ans n'aurait jamais été aussi forte sans la baisse continue des accidents.
Les deux courbes ont toujours pris des directions opposées. Le nombre de vols ne cesse d'augmenter (un avion décolle ou atterrit toutes les secondes environ) quand celui des accidents ne cesse de diminuer, au point d'arriver aujourd'hui à un taux d'accident mortel extrêmement faible de 0,14 accident par million de vols, et même de 0,05 pour les avions de la 4e génération (A320, A350, A380, A220, B777, B787), équipés de commandes électriques et de systèmes de protection du domaine de vol. Ce qui correspond, pour ces avions, à un accident mortel tous les 20 millions de vols.
Dit autrement, en 2018, il y a eu 523 morts en avion sur plus de 4 milliards de passagers. Pour autant, constructeurs et transporteurs le savent très bien. Aussi élevées soient-elles, ces performances devront encore être améliorées pour éviter que l'augmentation du nombre de vols n'entraîne une hausse mécanique des accidents en volume et ne finisse par casser la confiance des passagers.
(Maneuvering Characteristics Augmentation System),
un système de stabilisation en vol pour éviter un décrochage de l'avion, qui n'existait pas sur le B737 classique. Il a été ajouté sur la version remotorisée dite MAX, sans que les pilotes en soient informés.