L'Iran devrait passer une grosse commande d'Airbus pour Iran Air

latribune.fr

latribune.fr
Avec la fin des sanctions internationales qui touchaient l'Iran depuis cinq ans, Iran Air devrait acheter 114 Airbus pour sa compagnie Iran Air. C'est ce qu'a déclaré ce dimanche le ministre des Transports Abbas Akhoondi à l'agence de presse Tasnim. Le contrat pourrait dépasser les 10 milliards de dollars aux prix catalogue.
Selon l'agence Bloomberg, l'accord porterait sur un mélange d'avions neufs et d'occasion de la famille A320 et A340. Le premier appareil pourrait être livré dès juin 2016. L'Iran serait également intéressé par des avions long-courriers d'Airbus, à la fois des A350 et des A380 pour desservir directement les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et l'Europe sans passer par les grands hubs de la région que sont Dubai, Abu Dhabi, Doha et Istanbul.
L'Iran étudie également une commande de Boeing B737 pour desservir son réseau intérieur, et des long-courriers 777. Des avions régionaux de Bombardier et d'Embraer sont aussi à l'étude.
Avec une population de 80 millions d'habitants et la croissance économique attendue avec la fin des sanctions, le trafic aérien risque en effet de progresser fortement au cours des prochaines années. Le président iranien, Hassan Rohani, compte attirer 30 à 50 milliards de dollars d'investissements étrangers au cours des cinq prochaines années pour porter sa croissance à 8% alors qu'elle est actuellement autour de zéro. Une telle performance rappellerait les années fastes connues par les "dragons" asiatiques.
À lire également
Selon des experts, le marché iranien serait capable d'absorber 300 avions au cours des 5 prochaines années. De quoi mettre la pression sur les autorités iraniennes pour développer les infrastructures aéroportuaires et de navigation aérienne.
latribune.fr
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer