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Mini-lanceurs : le pari (impossible ?) de la rentabilité à long terme

Djallal Malti

Publié le 17 juin 2024 à 04:00

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« Le marché n'est pas assez grand et les prix du marché sont trop bas pour générer des marges », a expliqué lors du Paris Air Forum le PDG de MaiaSpace, Yohann Leroy.

« Le marché n'est pas assez grand et les prix du marché sont trop bas pour générer des marges », a expliqué lors du Paris Air Forum le PDG de MaiaSpace, Yohann Leroy.

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Paris Air Forum 2024 - Les constructeurs européens de mini-lanceurs sont la plupart d'entre eux dans les starting-blocks pour effectuer leur premier vol. Mais pour survivre, ils devront être rentables. Ce qui est loin d'être gagné.

Dans le monde des mini-lanceurs, le sujet ne fait pas de doute : la demande pour la mise sur orbite de petites charges est là, mais la marche pour y répondre est haute. Les startup du secteur affichent le même enthousiasme pour développer leur solution, mais aucune n'est encore certaine d'avoir trouvé la formule magique entre coûts, capacités et rentabilité. « Le marché n'est pas le sujet, il est là », assure Jörn Spurmann, directeur commercial de Rocket Factory Augsburg (RFA). « La question est plutôt de savoir s'il y a une capacité à lancer » sur le segment alors qu'avec un « pipeline » de plus d'un milliard d'euros, la startup bavaroise n'est pas en concurrence avec les gros lanceurs, selon lui. Dans sa présentation, Rocket Factory Augsburg propose des services de lancement « précis, flexibles et à faible coût ». Elle s'apprête à effectuer le un premier vol de son lanceur RFA One au cours du troisième trimestre.

« La compétition n'est pas du côté de la demande, mais de l'offre », complète Raúl Verdu, cofondateur PLD Space, dont l'ambition est de développer des lanceurs réutilisables pour de petits satellites « de manière plus rapide, plus sûre et plus viable ». Selon lui, « Il y a un marché pour quelques » acteurs sur le segment des mini-lanceurs. Même son de cloche pour Yohann Leroy, PDG de MaiaSpace, qui propose « des solutions de mobilité spatiale compétitives et durables ». Mais, souligne-t-il, « la question est de savoir s'il est suffisamment grand pour transformer notre activité en une activité rentable à long terme ». L'exemple de la société américaine d'origine néo-zélandaise Rocket Lab reste révélateur de cette incertitude. Elle perd beaucoup d'argent (182,6 millions de dollars en 2023) alors qu'Electron est encore actuellement le seul mini-lanceur à être opérationnel.

Dans les starting-blocks

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Toutes sont dans les starting-blocks et espèrent bientôt accéder au Graal, avec en tête l'objectif de réussir leur premier lancement et de faire la preuve de leur fiabilité. Restera ensuite à résoudre la question de la viabilité économique, alors que les mini-lanceurs sont confrontés à une difficulté supplémentaire par rapport aux grands du secteur, SpaceX ou Ariane : leur charge utile est réduite et leurs coûts de développement et de lancement sont proportionnellement plus élevés que ceux des gros lanceurs.

Djallal Malti

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