Mini-lanceurs : Emmanuel Macron relève le défi lancé par l'Allemagne
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Le mini-lanceur Spectrum d'allemand Isar Aerospace sur le pas de tir d'Andøya
Isar Aerospace
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Le mini-lanceur Spectrum d'allemand Isar Aerospace sur le pas de tir d'Andøya
Isar Aerospace
Emmanuel Macron, qui aime les défis, n'est pas homme à craindre la compétition. Il l'a montré notamment lors deux dernières élections présidentielles où il a fait preuve de pugnacité pour se faire élire président. Dans un discours ambitieux et volontariste, le chef de l'État français a donc relevé le défi lancé par l'Allemagne : aujourd'hui dans les mini-lanceurs, demain dans les lanceurs lourds pour succéder dans une dizaine d'années à Ariane 6. « On va se battre, on sera les meilleurs et on consolidera autour de nous, sur les lanceurs comme sur les constellations », a lancé Emmanuel Macron de Toulouse, à l'occasion d'un bilan des deux premières années de France 2030.
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Emmanuel Macron en a l'intime conviction. « Il n'y a pas de souveraineté spatiale si l'Europe perd son accès à l'espace. C'est pour cela qu'on a raison de se battre pour garder un accès français, européen à l'espace », a-t-il martelé. La France a besoin d'un lanceur pour ses propres besoins nationaux souverains mais aussi pour pérenniser une filière duale (accès à l'espace et dissuasion). C'est également vrai pour les cargos qui iront ravitailler les stations internationales publiques et privées dans le futur. « Si, pour aller vers ces stations, les seuls moyens cargos sont ou des entreprises indiennes ou chinoises ou américaines, on aura tout perdu c'est-à-dire qu'on perd là aussi la propre capacité d'envoyer les Thomas Pesquet de demain dans l'espace où on devra payer très cher à d'autres. Ce serait une folie », a-t-il expliqué. L'État soutiendra les projets, dont celui de « The Exploration Company », présidée par Hélène Huby.