Naval Group (ex-DCNS) poursuit son redressement sous le contrôle attentif de Thales. Le groupe naval revient à des niveaux de profitabilité qui commencent à devenir intéressants mais pas suffisants. Ainsi, il a enregistré un bénéfice net en hausse de 34%, à 55,9 millions d'euros au premier semestre 2017 (44,6 millions d'euros au premier semestre 2016), a-t-il annoncé dans un communiqué publié vendredi. L'EBITA (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) s'est de son côté élevé à fin juin à 84,7 millions d'euros. La rentabilité opérationnelle du chiffre d'affaires s'est améliorée, passant de 3,1% au 1er semestre 2016 à 5% sur la même période de 2017.
Naval Group confirme également une progression de ses ventes et de sa rentabilité pour 2017. Il table pour cette année sur une "légère croissance du chiffre d'affaires", la "poursuite de l'amélioration du résultat et de la rentabilité opérationnels". Enfin, "le résultat net devrait être en progression de l'ordre de 10% à 15% par rapport à 2016".
Le chiffre d'affaires s'est établi à 1,7 milliard d'euros, en progression de près de 20% par rapport au 1er semestre 2016 (1,44 milliard). Il est porté par les grands programmes français tels que la frégate multimissions FREMM et le sous-marin nucléaire d'attaque Barracuda. Le chiffre d'affaires profite également des succès passés à l'international avec le Brésil (sous-marins Scorpène) et l'Egypte (corvettes). Enfin, Naval Group bénéficie dans les servies des programmes d'entretiens des sous-marins nucléaires d'attaque et des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins ainsi que la modernisation à mi-vie du porte-avions Charles de Gaulle.
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Les prises de commandes réalisées au cours du 1er semestre 2017 ont bondi de plus de 50% (51,5%) pour s'élever à 2,6 milliards d'euros. Elles portent le carnet de commandes à fin juin 2017 à 12,5 milliards d'euros. Les principales commandes enregistrées en France ou à l'international bénéficient à tous les secteurs de l'entreprise (construction neuve, services ou équipements). Les principaux contrats signés sont le programme de frégates intermédiaires (FTI) en France (au total 3,8 milliards d'euros pour cinq frégates), la rénovation des frégates françaises du type La Fayette ainsi que le programme de sous-marin nucléaire d'attaque (SNA). A l'international, Naval Group poursuit sa saga en engrangeant des petits contrats..
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