Les résultats 2016 de DCNS sont encourageants. Mais le groupe naval, qui améliore progressivement ses résultats financiers, peut mieux faire notamment en exécutant mieux ses grands programmes. Notamment celui de sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda qui aurait trois ans de retard, selon des sources concordantes. DCNS assume quant à lui une année de retard sur ce programme, explique-t-on en interne. Dans le même temps, Lorient devrait livrer en 36 mois une corvette Gowind à l'Egypte.
Le chiffre d'affaires consolidé s'établit à 3,19 milliards d'euros, en progression de 5% par rapport à celui de 2015 (3,03 milliards). L'EBITA s'élève à 89,5 million d'euros, en hausse de 54 % par rapport à 2015 (58,2 millions. La rentabilité opérationnelle du chiffre d'affaires a de nouveau été améliorée, passant de 1,9% en 2015 à 2,8% en 2016. Le résultat net consolidé, s'est établi à fin 2016, à 87,5 millions d'euros, a progresse de 50 % par rapport à 2015 (58,4 millions).
Le chiffre d'affaires de DCNS a été porté l'année dernière par les grands programmes nationaux, principalement les frégates multimissions (FREMM) et le programme Barracuda. Les services contribuent également à la progression du chiffre d'affaires avec notamment les programmes d'entretiens des SNA (sous-marins nucléaire d'attaque), des SNLE (sous-marins nucléaire lanceur d'engins), du porte-avions Charles de Gaulle ainsi qu'à l'international, en Arabie saoudite et en Malaisie.
Le chiffre d'affaires est également porté par l'international où le groupe naval a réalisé 38% de ses livraisons à l'international, avec l'Egypte (FREMM et corvettes Gowind), le Brésil (sous-marins Scorpène) et l'Inde (Scorpène).
Les prises de commandes enregistrées au cours de l'exercice 2016 s'élèvent à 2,64 milliards d'euros, dont 28% à l'international. En très nette baisse par rapport à 2014 (3,6 milliards) et 2015 (3,5 milliards). Soit un book-to-bill (ratio commandes sur chiffre d'affaires) inférieur à 1. Mesuré sur trois ans (2014 à 2016), ce ratio, qui mesure le renouvellement du carnet de commandes, s'établit à 1,05. "L'amélioration de la compétitivité de nos offres a de nouveau permis, en 2016, d'accroître le taux de marge moyen du carnet de commandes qui s'établit à 11,6 milliards d'euros à fin décembre", a précisé DCNS.
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Pour autant, l'échec de la proposition de DCNS l'année dernière face à l'italien Fincantieri pour la vente de plusieurs bâtiment de surface au Qatar a démontré que la politique de la commission des offres pouvait avoir ses limites. Les clients ne sont pas des tiroirs-caisse, y compris ceux du Moyen Orient. "Cette dynamique vertueuse (amélioration de la compétitivité des offres, ndlr), déjà constatée à fin 2015 et appelée à se poursuivre, est la condition essentielle de la rentabilité pérenne de nos opérations, de la confiance de nos clients et de la solidité de l'entreprise", a pourtant souligné DCNS.
L'année dernière, DCNS a été sélectionné en Australie pour construire douze sous-marins, une commande qui n'est pas encore entrée en vigueur à l'exception d'un contrat d'environ 300 millions d'euros. "Notre sélection par l'Australie pour son futur programme de sous-marins, est une reconnaissance appréciable des compétences de nos ouvriers, ingénieurs et techniciens", a souligné Hervé Guillou. "Ses effets économiques positifs se concrétiseront dans le temps à travers les contrats successifs en cours d'exécution et de négociations", a-t-il précisé.
Les principales commandes enregistrées en France ou à l'international sur la période écoulée concernent tous les secteurs de l'entreprise, qu'il s'agisse des programmes de construction neuve, des services ou des équipements. Elles concernent la construction et l'entretien des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), l'entretien du porte-avions Charles de Gaulle, le BPC Egypte, les corvettes pour la Malaisie, le programme d'adaptation des missiles M 51 aux sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) et le programme de sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) pour la Marine nationale.
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En 2017, DCNS devrait enregistrer une nouvelle progression de son chiffre d'affaires, de l'EBITA et de la rentabilité opérationnelle. Le groupe anticipe une croissance de l'ordre de 10 % de son résultat net.