... leurs réflexions sur un segment de marché en pleine effervescence.
Modérée par Peter DE SELDING
L'effervescence sur le segment des petits lanceurs en Europe produit ses effets avec des vols de démonstration prévus au cours des prochains mois, mais aussi une certaine décantation qui permet au secteur de commencer à se structurer. Les start-up sur la ligne de départ s'appuient sur le soutien financier des institutionnels pour lever des fonds auprès des investisseurs privés, avec l'objectif d'être rentables pour asseoir leur pérennité, sachant que s'il y a beaucoup d'appelées, il y aura peu d'élues. L'objectif pour l'Europe est d'assurer « la continuité » de son accès à l'espace, souligne à l'occasion du Paris Air Forum organisé par La Tribune Daniel Neuenschwander, directeur du transport spatial à l'Agence spatiale européenne (ESA). Pour accompagner ce mouvement, il a mis en place le programme « Boost » pour stimuler les initiatives commerciales de transport spatial.
L'introduction d'Ariane 6 et de Vega C ouvre « un nouveau chapitre » de l'aventure spatiale européenne, mais « j'ai vraiment hâte de voir un, deux, quel qu'en soit le nombre, de ces projets (de start-up) arriver à terme au niveau européen. A terme, cela apportera des capacités supplémentaires », poursuit Daniel Neuenschwander, en rappelant qu'en 2021, sur les 145 lacements effectués dans le monde, 14 l'ont été avec des micro-lanceurs. A cette fin, l'ESA est prêt à « agir en tant que client principal », ce qui permet à ces start-up de lever des fonds supplémentaires dans le privé. L'agence a injecté 40 millions d'euros dans le secteur via « Boost », qui ont permis de débloquer 200 millions d'euros d'investissements privés, « soit un facteur 5 », souligne Daniel Neuenschwander.