Près d'un mois après le raid aérien réussi de l'Inde dans le ciel pakistano-indien, New Delhi a confirmé officiellement la perte d'un avion de combat sans préciser le modèle. Dans un entretien accordé à Bloomberg TV, le chef d'état-major de le défense (CEMD), le général Anil Chauhan, a indiqué samedi que l'Inde avait perdu au moins un avion lors du bref mais violent affrontement aérien contre les forces pakistanaises. Ce duel relativement programmé aurait opposé au total une centaine d'appareils indiens et pakistanais, selon nos informations. Mais les avions indiens n'auraient pas pénétré l'espace aérien ennemi, tirant des missiles de croisière Scalp, qui auraient atteint leur cible. Ce raid serait l'une des plus grandes batailles aériennes depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
Le Pakistan avait affirmé que ses avions de chasse, fournis par la Chine, avaient abattu six appareils indiens, dont trois Rafale achetés à Dassault Aviation. Le général Anil Chauhan a qualifié les affirmations pakistanaises de « totalement incorrectes ». Il n'a pas pour autant souhaité préciser combien d'appareils avaient été abattus. Mais il a laissé un indice dans une de ses réponses : « Je pense que ce qui est important, ce n'est pas l'avion abattu, mais pourquoi il a été abattu », a-t-il déclaré en marge du sommet sur la défense Shangri-La Dialogue, à Singapour.
« La bonne nouvelle, c'est que nous avons pu comprendre l'erreur tactique que nous avions commise, y remédier, la corriger, puis relancer l'opération deux jours plus tard, en faisant voler tous nos avions à nouveau, avec des frappes à longue portée », a révélé le général Chauhan. Le 11 mai, au lendemain du cessez-le-feu, le général de l'armée de l'air indienne A.K. Bharti avait déclaré aux journalistes : « tous nos pilotes sont rentrés chez eux ». « Nous sommes dans un scénario de combat, et les pertes font partie du combat », avait-il précisé. Une source sécuritaire de haut rang a indiqué à l'AFP que trois avions indiens s'étaient écrasés sur le sol indien, sans en préciser le modèle ni la cause. Jusqu'ici, l'Inde n'avait pas officiellement confirmé la perte de l'un de ses appareils.