Réorganisation : le CNES va prendre son envol numérique à 60 ans
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Le PDG du CNES Philippe Baptiste fait le choix de pousser le CNES vers une organisation matricielle.
Regis Duvignau
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Le PDG du CNES Philippe Baptiste fait le choix de pousser le CNES vers une organisation matricielle.
Regis Duvignau
La réorganisation du CNES est récemment entrée en octobre dans une nouvelle phase avec les discussions entre les organisations syndicales et la direction. Le PDG du CNES Philippe Baptiste fait le choix de pousser le CNES vers une organisation matricielle en souhaitant créer une direction technique polyvalente (direction des technologies et du numérique), qui devrait regrouper environ 900 personnes - soit plus d'un tiers des effectifs du CNES. Si le projet de réorganisation du CNES est finalisé en décembre, cette nouvelle direction servira de support essentiellement aux deux directions de projets, la direction des systèmes orbitaux (observation de la Terre, science de l'univers, exploration, télécoms, navigation) et celle du transport spatial (projets futurs, Ariane 6 et l'exploitation).
Si factuellement la direction des lanceurs disparaît comme l'a annoncée La Tribune, le CNES ne lâche pas pour autant les lanceurs. Les effectifs de cette direction devraient être ventilées vers les deux nouvelles directions créées : la direction des technologies et du numérique et la direction du transport spatial. Enfin, Philippe Baptiste souhaite créer une direction de la stratégie musclée, qui devrait être une direction type "état-major" avec beaucoup moins d'effectifs que dans les autres directions.
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Au niveau du casting, les personnes prochainement nommées sont dans les starting-blocks en attendant le feu vert des syndicats à ce projet de réorganisation. Spécialiste de l'intelligence artificielle, d'algorithmes, de logiciels et de numérique, François Sillion, qui a passé plus de 20 ans à l'INRIA (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique), devrait prendre la tête de la direction technique. Avant d'arriver au CNES en septembre, il a été durant plus de deux ans et demi le patron du centre de technologies avancées d'Uber à Paris, axé sur l'intelligence artificielle et son application aux services de transport. Le profil François Sillion colle pleinement à la nouvelle stratégie de Philippe Baptiste, qui souhaite emmener le CNES vers le développement des applications aval dans le spatial, de la numérisation... "Le numérique s'est développé ces dernières années au CNES mais pas assez. Oui il y aura une orientation numérique forte", confirme à La Tribune Jean-Marc Astorg. Par ailleurs, la direction des systèmes orbitaux, qui pourrait changer de nom, reste dans les mains de Caroline Laurent.
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