Les cinq enjeux stratégiques du CNES, selon son futur président Philippe Baptiste
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L'Assemblée nationale a sauvé la tête de Philippe Baptiste candidat à la présidence au CNES, largement désavoué par le Sénat (20 voix contre, 9 voix pour et un vote blanc). Mais l'ensemble des votes négatifs des deux chambres ne dépassant pas les 3/5e des suffrages, Philippe Baptiste va être propulsé aux commandes du CNES. Ce qui aurait dû être une formalité a failli tourner à la désorbitation du candidat d'Emmanuel Macron. Pourtant lors de ses deux auditions face à des parlementaires (Sénat puis Assemblée nationale) de la commission des affaires économiques, dont la plupart - de leur propre aveu - sont inexpérimentés sur les questions spatiales, Philippe Baptiste ne semblait pas vraiment en danger même s'il devra s'approprier les problématiques du spatial plus en profondeur.
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En attendant sa nomination prochaine par le conseil d'administration du CNES en tant que président, le futur patron de l'agence spatiale française a déroulé une feuille de route sans surprise autour de "cinq enjeux stratégiques". Une feuille de route d'ailleurs très œcuménique qui rassemble l'ensemble des exigences des ministères concernés par le spatial (Économie, Armée et Enseignement supérieur), de l'Élysée bien sûr, qui a choisi Philippe Baptiste pour développer le secteur aval (applications) et, enfin, du commissaire européen Thierry Breton, dont un des projets phares pour l'Europe spatiale est de lancer une constellation européenne.