Transport aérien : la révolution verte... ou la mort
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Dans les entrailles d'un Airbus AA350 XWB, avant un test en vol de carburants durables.
Lydie Lecarpentier/REA
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Dans les entrailles d'un Airbus AA350 XWB, avant un test en vol de carburants durables.
Lydie Lecarpentier/REA
Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus, se plaît à le dire : « L'aviation vit sa quatrième révolution, celle de la décarbonation. » Après avoir fait décoller des appareils plus lourds que l'air, les avoir fait voler en sécurité et démocratisés (dans les pays les plus développés du moins), il faut désormais réduire drastiquement leurs émissions de CO2. Depuis trois ans, le secteur s'est fixé comme objectif d'atteindre le zéro émission nette en 2050. Un pari fou mais indispensable.
Pourquoi cette nécessité de décarboner ? À l'heure actuelle, le transport aérien représente 2 à 3 % des émissions de CO2 mondiales. Un chiffre qui semble faible - et derrière lequel le secteur s'est longtemps abrité sans le mettre en rapport avec l'utilité sociale ou le nombre de passagers uniques mais qui représente tout de même un milliard de tonnes de CO2 par an selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
En l'état, un tel effort de réduction des émissions peut déjà apparaître comme utopique. Mais lorsque l'on considère la croissance structurelle du transport aérien, cela semble quasiment mission impossible. Après la parenthèse du Covid, le trafic a repris son inexorable marche en avant et avec lui ses émissions. L'Association internationale du transport aérien (Iata), la plus importante du secteur avec 320 compagnies aériennes membres, prévoit un trafic multiplié par deux d'ici 2040 avec près de 8 milliards de passagers, tandis que les constructeurs Airbus et Boeing tablent sur un doublement du nombre d'avions.
À lire également
C'est donc bien une révolution dont le transport aérien a besoin. Lors d'une de ses premières sorties dédiées à l'aviation fin mai, le nouveau ministre des Transports, Patrice Vergriete, n'a pas dit autre chose : « Il faut accélérer sur la décarbonation. C'est un secteur qui doit énormément progresser en la matière, se révolutionner même. Les enjeux de transition écologique, de transition énergétique et d'innovation dans les quinze années qui viennent sont absolument considérables. »
Argiles du Velay, pierres de Rhône-Alpes : l'IGP européenne, bouclier du savoir-faire français
Eolien en mer : pourquoi il est peu probable que la totalité des 10 gigawatts de projets soit réellement développée
Défense : Enag, la PME quimpéroise portée par les besoins des Rafale et du France Libre
Longévité : la start-up Skinomix prépare sa machine de diagnostic sur l’âge réel de la peau