IATA veut structurer le marché du carburant durable pour accélérer la décarbonation du transport aérien
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Le marché des SAF doit gagner en taille et en visibilité.
Reuters
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Le marché des SAF doit gagner en taille et en visibilité.
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Les multiples déclarations d'intentions n'y changent rien. La production de carburants d'aviation durables (SAF) n'accélère pas assez vite pour répondre à la demande. Confronté à un dilemme proche de l'œuf et de la poule - entre des compagnies souhaitant des SAF mais freinées par le manque de disponibilité et les prix, et des producteurs peu enclins à développer leur capacité tant que le secteur ne leur offre pas assez de visibilité au vu de ses volumes - le secteur aérien mise sur la structuration d'un véritable marché pour accélérer le mouvement. C'est du moins le postulat avancé par l'Association internationale du transport aérien (Iata) à l'occasion de son assemblée générale annuelle, qui vient de débuter à Dubaï.
Marie Owens Thomsen, vice-présidente chargée du développement durable et économiste en chef de Iata regrette ainsi l'absence de transparence des prix pour les SAF. « Ce n'est pas comme sur les marchés financiers, où les actions, les obligations, les matières premières sont échangées en permanence. Sur les marchés financiers, nous avons des écrans où nous pouvons voir les prix monter et descendre en permanence et c'est ce qui donne cette transparence des prix », analyse-t-elle.
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« Le marché des SAF est encore si minuscule que les seules transactions qui s'y déroulent sont des transactions privées » entre producteurs et compagnies aériennes, dans le secret des affaires, poursuit l'économiste en chef. Elle juge ainsi que « cela complique le développement du marché. Ce que nous voulons, c'est bien sûr un marché large, sain, dynamique, transparent et souple, tout comme celui des carburants en général. »