La cour des comptes s'est lâchée. Et pas qu'un peu. Elle n'a pas épargné la gestion de la flotte de la sécurité civile, massacrant dans un référé adressé le 26 juillet 2022 au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer la direction générale de la sécurité civile et de gestion des crises. La DGSCGC a mis en place "une gestion trop fragile des moyens aériens". "Il apparaît nécessaire que la DGSCGC conforte son groupement des moyens aériens (GMA) en mettant en place l'organisation solide et stable qui lui a jusqu'à présent fait défaut", pointe la Cour des Comptes.
L'organisation actuelle du GMA n'est dimensionnée ni sur le plan stratégique, ni sur le plan opérationnel tel qu'il le faudrait. Ainsi, "il n'existe pas de réel état-major en mesure de définir et de mettre en œuvre des orientations stratégiques, regrettent les Sages de la rue Cambon. Parallèlement, la ligne hiérarchique du GMA demeure instable et confuse". Le règlement intérieur de la base de Nîmes-Garons et l'organigramme actuel sont par ailleurs "en contradiction avec les instructions ministérielles qui prévoyaient l'installation d'un chef de la base de la sécurité civile (BSC) ayant autorité sur les groupements hélicoptère et aérien de la sécurité civile (GHSC et GASC) ainsi que sur les services mutualisés". Cet état des lieux très inquiétant doit "inciter la DGSCGC à une profonde remise en cause de son fonctionnement". Et la Cour des Comptes recommande donc de rendre le règlement intérieur de la base de Nîmes-Garons conforme aux instructions ministérielles.