Unilever redoute une intensification de la concurrence

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Contrairement à son grand rival Procter & Gamble, Unilever n'a pas pâti de l'effritement au deuxième trimestre de la consommation en Europe et aux Etats-Unis. Mais les analystes s'attendaient à une hausse plus soutenue des ventes et des bénéfices et le groupe est pessimiste pour le deuxième semestre.

1,06 milliard d?euros, c?est le bénéfice net réalisé par Unilever au deuxième trimestre. Par action, il ressort en hausse de 38% soit 0,36 euro alors que les analystes tablaient sur 0,37 euro. Cette nouvelle amélioration - sur le semestre le bénéfice net atteint 2,03 milliards d?euros - s?appuie sur une hausse de volumes (+5,7%). Le chiffre d?affaires d?Unilever a, lui, progressé de 12,4% sur le trimestre, à 11,752 milliards d?euros (+3,6% en sous-jacent). Les analystes interrogés par Reuters avaient prévu une progression de 3,9%.

Le groupe a surtout profité de la forte croissance observée dans les pays émergents. Paul Polman, directeur général d'Unilever, a d'ailleurs souligné ce jeudi que la sensible progression des ventes sur ces marchés avait compensé les performances mitigées en Europe et en Amérique du Nord.

Ce sont les ventes de produits de soins (le groupe commercialise notamment la marque Dove) qui progressent le plus, sur l?ensemble des marchés. Sur le semestre, le chiffre d?affaires généré par cette catégorie est en hausse de 7,9%. Il représente près d?un tiers du chiffre d?affaires total.

Prudent sur l'exercice en cours, Unilver annonce que le second semestre sera caractérisé par une intensification de la concurrence et un renchérissement du coût des matières premières.

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