Après les bijoux, LVMH met son nez dans le vin

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Le montant de la transaction n'a pas été communiqué.
Le montant de la transaction n'a pas été communiqué. (Crédits : Sebastien Nogier)
Quelques jours après s'être offert le joaillier américain Tiffany pour environ 14,7 milliards d'euros, LVMH a annoncé prendre le contrôlé de Château d'Esclans, un producteur français de vins rosés haut de gamme.

LVMH a annoncé vendredi prendre le contrôle de Château d'Esclans, un producteur français de vins rosés haut de gamme très appréciés aux États-Unis.

Moët Hennessy, filiale du groupe, devient actionnaire à hauteur de 55% aux côtés de Sacha Lichine, le président de Château d'Esclans, qui garde la direction du domaine et la responsabilité du développement futur, précise le groupe de luxe dans un communiqué, sans préciser le montant de la transaction.

La propriété s'étend actuellement sur 267 hectares et exploite 74 hectares de vignes situés dans le Var.

Les ventes de vins rosés connaissent une très forte croissance depuis quelques années.

Accroître la présence du groupe aux États-Unis

Cette opération intervient quelques jours seulement après l'annonce, par LVMH, du rachat du joaillier américain Tiffany pour environ 14,7 milliards d'euros (16,2 milliards de dollars), soit la plus grande acquisition jamais réalisée par le géant français du luxe.

Lire aussi : 14,7 milliards d'euros pour Tiffany: LVMH n'a jamais rien acheté d'aussi cher

Une transaction visant à accroître davantage la présence du groupe aux États-Unis, mais aussi d'étoffer sa division la moins importante, les montres et joaillerie, au sein de laquelle figurent déjà les marques Bulgari et Tag Heuer.

(avec Reuters et AFP)

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Commentaires
a écrit le 03/12/2019 à 12:21 :
Le titre de l'article sonne bizarrement car LVMH vient des vins Moet et Hennessy de champagne. Mais le rosé, très à la mode notamment auprès de la clientèle féminine, n'est plus un vin de tradition.
a écrit le 02/12/2019 à 11:59 :
même si ça fait hurler LFI (la haine des riches), c'est une trés bonne idée. Car les bons vignobles sont achetés par les chinois, au nom de la libre concurence (mais impossible de faire de même en chine), quand va t on réagir ? quand ils auraont 50%, 70%, 80 %?
dans beaucoup de pays, il faut être de na nationalité pour pouvoir acheter, il faudrait au moins être européen pour acheter du foncier en Europe.
L'angelisme de la concurrence ouverte aboutit au constat (prévisible) qu'on a tout délocalisé pour rester compétitif, alors qu'il est trés difficile d'invertir et surtout de concurrencer les entreprises chinoises qui part ailleurs bénéficient de porosité entre entreprises/état/budgets militaires.
Donc merci à LVMH de sauver ce qui peut l'être.
a écrit le 02/12/2019 à 9:21 :
Vu les températures qui augmentent chaque été dans cette région, 46 dans je ne sais plus quel village l'été dernier, je ne sais pas si c'est une bonne idée encore ça hein...

Investir dans le nord de la France permettrait d'acheter moins cher avec plus de potentiel.
Réponse de le 02/12/2019 à 9:30 :
les technique de production de vins rosés sont suffisamment avancées pour maitriser le degré d alcool....lié à la chaleur, en bloquant la fermentation par réfrigération.....voir en désalcoolisant légèrement le vin ensuite

aucun problème de coût... puisque le prix des ses rosés export haut de gamme sont sans limite..... aux USA ça se vent 100 euros la bouteille....en france aussi d ailleurs
ce qui est bcp plus complexe sur les vins rouges
Réponse de le 02/12/2019 à 10:09 :
Entre 40 et 45 degrés la plante arrête de pousser/produire et au dessus elle meure.

Si ça c'est pas une preuve éclatante du déni de nos propriétaires de capitaux et d'outils de production d'ailleurs tiens...
Réponse de le 02/12/2019 à 10:10 :
je pense qu'un certain nombre de financier ici en ont conscience!
Cela fera comme la banlieue parisienne depuis dix ans et actuellement.
Réponse de le 03/12/2019 à 19:34 :
Faire du Bordeaux sur les terrils du Nord ! C'est sûr que nos propriétaires de capitaux et d'outils de production n'y avaient pas pensé. Le déclin toujours…

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