Alors que le secteur agricole enchaîne les crises depuis plusieurs mois, certains producteurs parviennent malgré tout à tirer leur épingle du jeu. En ce début novembre, une partie de l'arboriculture résiste à l'empilement des normes, au marché tendu et aux coûts de production en hausse pour les agriculteurs.
À l'image de la coopérative des Vergers d'Anjou dans le Maine-et-Loire. « La saison pour la Pink Lady® est lancée et les premières expéditions sont envoyées », s'enthousiasme son directeur général Jacques Malagie. Cette station fruitière de 24 hectares, où travaillent 80 permanents, est en capacité de traiter 17.000 tonnes de pommes par an. « Il s'agit de la plus grosse station à l'échelle européenne pour la Pink Lady® », précise-t-il. Et les premiers chiffres augurent une saison au beau fixe. « En une semaine, 25 millions de pommes ont été récoltées par une soixantaine de producteurs adhérents à la coopérative, soit 4.500 tonnes. 150 tonnes à 200 tonnes sont calibrées par jour. Une année exceptionnelle ! »
70% de la production est prête à partir à l'export, le marché anglais étant le plus gros consommateur aux côtés de l'Allemagne. Le reste se retrouvera sur les étals de la grande distribution française (80% des volumes) et chez les grossistes de marché (Rungis, Min de Nantes...). Malgré l'inflation et un prix plus élevé (soit un prix de vente conseillé de 2,99 euros le kilo, d'après l'association Pink Lady Europe qui regroupe 3.250 producteurs, dont 600 à 650 à l'échelle de la France), la demande en fruits des consommateurs est toujours forte.