LVMH prêt à croquer le joaillier Tiffany pour 14 milliards de dollars
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Bernard Arnault, Pdg et actionnaire majoritaire de LVMH.
Benoit Tessier
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Bernard Arnault, Pdg et actionnaire majoritaire de LVMH.
Benoit Tessier
[Article mis à jour à 17h35]
Une icône de la joaillerie. Le géant français du luxe LVMH, propriétaire des marques Louis Vuitton, Christian Dior, Chaumet et Bulgari notamment, aimerait mettre la main sur la maison Tiffany & Co, selon l'agence Bloomberg. Première capitalisation de la place de Paris, à 194 milliards d'euros, le groupe de Bernard Arnault serait en discussions avec le bijoutier américain, qui capitalise près de 12 milliards de dollars à la Bourse de New York, en vue d'une offre de rachat. Ce serait sa plus grosse acquisition depuis la prise de contrôle de Christian Dior (6,5 milliards d'euros en 2017) et le rachat de Bulgari (4,3 milliards en 2011).
LVMH pourrait ainsi accroître sa présence sur le marché américain, lucratif et stratégique. Jeudi 17 octobre, Bernard Arnault a inauguré un atelier de maroquinerie Louis Vuitton au Texas, en présence de Donald Trump lui-même. Le groupe français se renforcerait aussi dans le secteur de la joaillerie, face au suisse Richemont (Cartier, Van Cleef & Arpels, Baume & Mercier, etc). LVMH aurait fait une offre préliminaire début octobre à laquelle Tiffany n'aurait pas encore répondu.
Selon le Wall Street Journal, Tiffany aurait reçu une offre de LVMH à 120 dollars par action, soit 21% de plus que le cours de clôture de 98,55 dollars inscrit vendredi et l'équivalent de 14,5 milliards de dollars, toute en cash.
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Le secteur souffre de craintes de ralentissement sur fond de guerre commerciale. La campagne anti-corruption en Chine, où il est de coutume d'offrir de coûteux cadeaux aux fonctionnaires et hommes d'affaires, a aussi pesé sur les ventes.
LVMH a décliné tout commentaire.
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