Nanoparticules et aliments : le gouvernement met la pression sur l'Anses et les industriels

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Les ministres de la Transition écologique, de la Santé, de l'Agriculture et de l'Economie ont également demandé à l'Agence de sécurité de l'alimentation (Anses) d'avancer dans ses évaluations du TiO2, selon un communiqué émis par les quatre ministères.
Des ONG ainsi que 60 Millions de consommateurs s'alarment de la présence de TiO2 (additif E171) sous forme nanoparticulaire dans des aliments, et ce sans que cette présence soit spécifiée aux acheteurs.
Aux industriels, les ministres "appellent leurs obligations de transparence et d'étiquetage sur la présence de nanomatériaux manufacturés dans les produits de consommation".
L'E171 est utilisé dans l'industrie agroalimentaire et cosmétique pour intensifier la brillance de confiseries, plats préparés ou dentifrices. Ces propriétés sont optimisées sous la forme nano, ce qui pose question car la substance passe alors plus facilement les barrières physiologiques, s'alarment les associations.
Un règlement européen sur l'information du consommateur contraint théoriquement les fabricants à apposer la mention "nano" sur les emballages. Or, selon l'analyse de 18 produits (notamment destinés aux enfants), effectuée par 60 Millions de consommateurs, jamais la mention "nano" n'apparaissait.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) vient de mettre au point des "méthodes d'analyse fiables" pour contrôler la présence de ces substances dans les denrées alimentaires et non-alimentaires.
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En outre, les États généraux de l'alimentation, en cours, permettront de "débattre des usages des (nanoparticules) dans l'alimentation, au regard des bénéfices attendus et incertitudes sur le plan sanitaire", assurent-ils.
La DGCCRF devrait y présenter les résultats de ses contrôles.
(avec l'AFP)
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