Le fabricant de textile en partie détenu par un conglomérat japonais multiplie les investissements dans la production et la distribution. Il propose plus d'un milliard d'euros pour s'offrir les marques françaises de "luxe abordable".
Sandro, Maje et Claudie Pierlot sous pavillon chinois. Le bruit courait déjà depuis plusieurs semaines., reprenant de la vigueur avec un article du Financial Times mardi. Le 31 mars aus soir, le groupe SCMP, qui rassemble les trois marques, a officialisé avoir fait l'objet d'une offre exclusive de la part du chinois Shandong Ruyi.
Détenues en majorité depuis 2013 par le fonds américain KKR (Kohlberg Kravis Roberts), les enseignes françaises créées (ou acquise dans le cas de Claudie Pierlot) par les sœurs Evelyne Chetrite et Judith Milgrom sont ainsi valorisées plus de 1,3 milliard d'euros avec cette offre.
Une usine dans les années 1970
Son acquéreur potentiel, Shandong Ruyi Scientific & Technological Group Co Ltd de son nom complet se place parmi les premiers producteurs de textile chinois. Il fabrique, imprime et assemble les principales matières textiles actuellement utilisées dans l'industrie (coton, lin, acrylique, polyamide, polyester, cashmere, laine, soie etc).
Emanation du groupe Jining Wool -à l'origine une usine textile créée en 1972 qui a grossit pour devenir un groupe vingt ans plus tard-, il a pris sa forme actuelle et privatisée au début des années 2000.
Depuis, le groupe chinois a tissé des liens avec le Japon. Le conglomérat nippon Itochu est ainsi entré dans son capital en 2011. Shandong Ruyi de son côté a lui-même acquis des parts de Renown Incoporated, compagnie japonaise qui détient plusieurs marques de prêt-à-porter.
Newsletter
Industrie et service
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.
Le groupe Sandro, Maje et Claudie Pierlot, qui a aussi envisagé une introduction en Bourse pour financer son développement international, compte déjà plus de 1.100 points de vente dans le monde.