L'ex-patron de Vivarte conteste le chèque de 3 millions d'euros

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Le groupe Vivarte s'apprête à supprimer plus de 1.500 postes.
Le groupe Vivarte s'apprête à supprimer plus de 1.500 postes. (Crédits : reuters.com)
Alors que le groupe d'enseignes d'habillement Vivarte traverse une période de lourdes restructurations, Le Parisien révèle que son exPDG, parti en octobre dernier, a touché un chèque de trois millions d'euros.

Publié le 09/04/2015 à 08:02. Mis à jour le 09/04/2015 à 09:28.

L'ex-PDG du groupe Vivarte (enseignes La Halle, André, Kookaï...), qui emploie plus de 17.000 salariés en France et dont la nouvelle direction a annoncé mardi la suppression de 1.600 postes, a quitté ses fonctions en octobre avec un chèque de plus de trois millions d'euros, selon Le Parisien/Aujourd'hui en France, jeudi.

"3,075 millions d'euros : c'est le montant des indemnités de départ touchées par Marc Lelandais, ex-PDG du groupe Vivarte, remercié fin octobre dernier après deux ans d'exercice", affirme le quotidien qui a pu consulté "l'accord de transaction".

L'ex-PDG avait été remercié pour "désaccord sur la conduite future du groupe", précise le journal.

Selon l'accord de transaction signé le 29 octobre 2014 avec la direction, Marc Lelandais a touché "un bonus pour restructuration d'un montant de 1 million d'euros, auquel s'ajoute une indemnité de sortie de 1 million d'euros, selon les termes prévus dans son contrat d'embauche de juillet 2012, ainsi que 1,075 millions d'euros pour solde tout compte", détaille Le Parisien.

L'ex-PDG conteste

L'ex-PDG de Vivarte a contesté jeudi les affirmation de presse selon lesquelles il aurait quitté ses fonctions avec un chèque de plus de trois millions d'euros. "Le journal Le Parisien a annoncé ce matin des chiffres sur d'éventuelles conditions de mon départ de la présidence du groupe Vivarte qui sont faux", a-t-il annoncé dans un communiqué.

"J'ai mené avec succès la restructuration financière de ce groupe qui a conduit à l'annulation de deux milliards de dettes et l'apport sous la contrainte d'une procédure de conciliation de 500 millions de cash et ai dû le quitter suite à de fortes divergences de méthodes avec les fonds créanciers devenus actionnaires, notamment sur la rémunération excessive du conseil d'administration qu'ils entendaient constituer", a-t-il ajouté.

Et de renchérir: "Devant un tel procédé et de telles méthodes je me réserve le droit de rétablir la vérité par toutes voies légales".

Des milliers d'emplois supprimés

La direction du groupe Vivarte, qui emploie plus de 17.000 salariés en France, a annoncé mardi, lors de comités centraux d'entreprise (CCE) dans les enseignes, la suppression de 1.600 postes.

Principale enseigne touchée, La Halle aux Vêtements, l'une des plus importantes du groupe, qui subira la fermeture de 174 magasins sur 620. Mais 23 magasins supplémentaires pourraient aussi baisser le rideau, faute de repreneurs. Soit au total 1.520 postes supprimés (magasins, logistique, siège) dans une enseigne qui emploie 4.000 salariés.

Chez le chausseur André (environ 500 salariés), 37 magasins vont aussi mettre la clé sous la porte, avec une centaine de suppressions de postes.

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Commentaires
a écrit le 09/04/2015 à 22:29 :
2007 Endettement LBO de 2,7milliards suivant Wikipédia.
28/11/2012 Les Echos Lelandais PDG nouvelle orientation.
6/05/2014 Les Echos Effacement de la dette par transfert aux créanciers.
02/10/2014 la Dépêche(AFP) Créanciers=Fonds d’investissements Oaktree, Alcentra, GoldenTree et Babson. Vivarte signe avec GRI Retail un contrat de 200 boutiques en Asie.
29/10/2014 LeNouvelObs Vivarte change de propriétaire, départ attendu du PDG «« Désormais largement désendetté, avec une structure de bilan assainie et une réduction du nombre de ses créanciers, passé de 160 à 113, le groupe retrouve les moyens financiers de son développement et de sa transformation stratégique", déclare Vivarte dans un communiqué. »
Les fonds LBO (Création monétaire ex nihilo suivant Maurice Allais) ont converti leur endettement en capital grâce à Lelandais, dont le remerciement sert de diversion, et vont désormais poursuivre les délocalisations débutées en octobre. Ce sont eux les vautours auxquels doivent s’intéresser les médias.
L’UPR ne s’y est pas trompé en dénonçant l’article 63 du TFUE qui autorise les délocalisations et en demandant de sortir en urgence de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN par l’article 50.
a écrit le 09/04/2015 à 14:54 :
Les affirmation de presse sans s, exPDG tout attaché, le quotidien qui a pu consulté au lieu de consulter.... cet article est truffé de fautes d'orthographe. Il serait temps d'embaucher des relecteurs !
a écrit le 09/04/2015 à 14:23 :
Il a raison: C'est très exactement 2950000 €
a écrit le 09/04/2015 à 13:25 :
Coquille : " jeudi les affirmation de" affirmations
a écrit le 09/04/2015 à 10:11 :
Il n'est pas parti avec un chèque de 3 millions, mais avec deux chèques de un million et un chèque de neuf cent mille euros !
Il faut rétablir la vérité.
Et il laisse un société en plein développement : il faut tout reconstruire.

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