PSA Peugeot Citroën et Renault prolongent les arrêts de production

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L'usine PSA de Mulhouse (Haut-Rhin), qui produit des Peugeot 206, 308 et des Citroën C4, arrêtera toute activité à la fin de cette semaine pour ne redémarrer que trois semaines plus tard, le 6 janvier. Chez Renault, la filiale roumaine Dacia, et l'usine de Sandouville, vont interrompre leur production.

Sévèrement affectée par la crise, l'industrie automobile multiplie les alertes et les arrêts de production. L'usine PSA de Mulhouse (dans le Haut-Rhin, qui produit des Peugeot 206, 308 et des Citroën C4, arrêtera toute activité à la fin de cette semaine pour ne redémarrer que trois semaines plus tard, le 6 janvier. Les représentants du personnel ont également été informés, lors d'un comité d'entreprise, que l'arrêt approcherait les cinq semaines pour le système de production des C4 qui sera mis à l'arrêt dès mardi pour ne reprendre que le 9 janvier.


La direction rappelle qu'un arrêt d'un peu plus d'une semaine avait été programmé entre Noël et le jour de l'an avant même que l'industrie automobile soit confrontée aux conséquences de la crise économique et à la nécessité de réduire ses stocks.Les 10.000 salariés du site conservent l'intégralité de leur rémunération grâce à un accord d'annualisation du temps de travail qui prévoit une récupération ultérieure des journées chômées.

Dans ce contexte, Oddo a annoncé ce mardi abaisser son objectif de cours sur PSA Peugeot Citroën à 22 euros contre 26 euros auparavant. "Le groupe n´atteindra pas son objectif de 1,3% de marge opérationnelle en 2008. Nous attendons 0,8%. Sur le deuxième semestre, nous attendons une baisse de 10% du chiffre d'affaires automobile et une perte opérationnelle de 1 (4,8% des ventes)", souligne l'intermédiaire qui reste néanmoins à accumuler sur le titre du constructeur automobile français. "2009 sera une mauvaise année. Nous retenons à présent une baisse de 7% des volumes (contre -5%) et une perte opérationnelle de 700 millions d'euros (-1,46 milliard dans l´auto)", ajoute Oddo.

Du côté de Renault, c'est sa filiale roumaine Dacia qui va arrêter sa production du 11 décembre au 11 janvier et procéder à une réduction sensible de son budget 2009. Ce nouvel arrêt intervient après après une interruption de 17 jours, entre novemebre et décembre. "A la suite de la baisse brutale (des ventes) sur le marché roumain et afin de réduire les stocks, Dacia va arrêter sa production du 11 décembre au 11 janvier 2009 puis va réduire la cadence de la production à partir du 12 janvier, de 1.360 véhicules/jour à 1.085", a indiqué le groupe dans un communiqué, à l'issue d'une réunion entre syndicats et patronat. "Les ventes en Roumanie ont chuté de près de moitié en novembre (52%) par rapport au même mois en 2007, les prises de commandes sont encore plus faibles et on ne voit pas d'amélioration sur les premiers jours de décembre", a expliqué à l'AFP (Agence France Presse) le directeur général François Fourmont. "Janvier et février sont habituellement bas et on attend vraiment mars pour voir si les chiffres vont décoller", a-t-il poursuivi, admettant que dans le cas contraire, "on sera amené à prendre des mesures plus draconiennes comme la réduction d'une équipe, soit environ 3.000 personnes".


Le budget d'investissements prévu pour 2009 est aussi revu à la baisse, de 250 millions à 150 millions d'euros, sans affecter ceux "visant à améliorer les conditions de travail ainsi que la qualité des produits et des services". Dacia a affirmé que les salariés étaient assurés de percevoir 85% de leurs salaires, conformément au contrat collectif de travail 2008. Mais si la situation ne s'améliore pas, ce taux pourrait être revu à la baisse dans le prochain contrat collectif, qui sera négocié en 2009, a concédé François Fourmont, "sachant que la loi roumaine ne prévoit que 75% du salaire brut" pour les jours chomés.
 

Et ce mardi, on a appris que l'usine Renault de Sandouville, près du Havre, où 1.000 emplois doivent être supprimés dans le cadre d'un plan de départs "volontaires", sera totalement arrêtée du 19 décembre au 7 janvier pour réduire les stocks. La direction a informé mardi matin le comité d'entreprise de cette mesure justifiée par le bas niveau des ventes de la nouvelle Laguna, la principale fabrication de l'usine. "Ce n'est pas une bonne nouvelle mais je m'attendais à pire", a affirmé Guy Vallot secrétaire FO du CE.


Le travail reprendra progressivement à partir du 7 janvier mais toujours au rythme d'une semaine sur deux comme c'est la règle depuis le début de l'automne dans cette usine qui emploie 3.700 personnes. Pour les salariés cet arrêt représentera trois à quatre semaines non-travaillées selon les cas, qui correspondront pour partie à du chômage partiel.


 

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