Opel : Fiat et Magna présélectionnés par le gouvernement allemand

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Le constructeur italien et l'équipementier canadien vont avoir accès aux comptes de la filiale européenne de General Motors. Les deux autres candidats, le fonds d'investissement RHJ International et le chinois BAIC, sont invités à améliorer leurs offres.

Le gouvernement allemand a décidé de présélectionner l'italien Fiat et l'équipementier canadien Magna pour la reprise d'Opel, leur donnant accès aux comptes de la filiale européenne de General Motors, selon le quotidien Die Welt. Le journal, qui cite des sources proches des discussions, ajoute que les deux autres candidats, le fonds d'investissement RHJ International et le chinois BAIC vont être invités à améliorer leurs offres.

Toutefois, les discussions avec un ou plusieurs candidats pourraient se poursuivre alors que "des améliorations sont encore nécessaires", avait indiqué  mardiKarl-Theodor zu Guttenberg, le ministre allemand de l'Economie. Notamment en terme d'emplois et de remboursement des aides publiques. Si le gouvernement allemand ne prendra pas de décision finale, il s'est fortement impliqué dans ce dossier, devenu un enjeu politique outre-Rhin, à quatre mois des élections législatives.

Se sentant certainement distancé par Magna, Fiat a fait d'importantes concessions pour tenter de convaincre les autorités allemandes. Sur les 10.000 suppressions d'emplois que le groupe italien compte effectuer, seulement 2.000 concerneront des salariés allemands. Et Fiat aurait promis de rembourser les 6 milliards d'euros de garanties sur des crédits qu'il demande à Berlin dans les quatre prochaines années, selon le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

De son côté, l'équipementier Magna, qui pourrait s'associer avec le constructeur russe GAZ pour construire des voitures propres, doit également revoir sa copie alors qu'il prévoit de supprimer 2.200 postes sur la seule usine de Bochum (ouest de l'Allemagne). Le groupe a la faveur des pronostics: il serait la piste privilégiée par les autorités allemandes, par General Motors, qui ne souhaite pas faire renforcer un concurrent direct, et par les syndicats d'Opel.

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le moins que l'on puisse dire est que les chinois ont manqué de reprise dans leurs actions en Europe, chacune de leurs tentatives s'étant soldée par un fiasco industriel et financier. Ce qu'ils recherchent ici est au plus la participation à un coup à plusieurs bandes, pratiquement une participation financière avec poste d'observation, voire une option secondaire.
Les autres acteurs en place étant eux, tous à la recherche mieux que d'un relais de croissance, d'un second souffle pour ne pas dire d'un plan de sauvetage.
GAZ se contenterait bien d'un ticket financier lui permettant de se dégager d'une position surévaluée, Magna cherche de l'oxygène qui devra venir rapidement, GM est dans une quasi obligation et Fiat accepte comme il le fait depuis longtemps le rôle de teneur de bougie. Il reprendra volontiers le pack qui pourrait se créer sans lui dans un premier temps où y participer dans un syndicat industrio-financier. Les acteurs en présence étant tous d'influence américaine, les allemands ont raison de demander un relèvement des offres que ce soit par compréhension où entêtement. Le fonds Rippelwood est prêt lui a avancer les quelques millions qui pourraient faire la différence contre une garantie financière.
Les affaires comme à l'habitude.

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