La prime à la casse française sera bien prolongée
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Le ministre de la relance, Patrick Devedjian, a confirmé ce mercredi sur la radio BFM que le dispositif de prime à la casse qui soutient l'industrie automobile depuis neuf mois serait bien prolongé en 2010 et jusqu'en 2011 avec un système de dégressivité semestrielle. Restera ensuite le système des bonus écologiques.
Interrogé sur l'avenir de la prime à la casse sur RMC et BFM-TV, Eric Woerth, ministre du Budget, avait estimé la veille qu'elle serait "probablement prolongée". Cette annonce va dans le sens des déclarations de son collègue à la Relance, Patrick Devedjian, qui confirmait vendredi que le gouvernement réfléchit à une "sortie en douceur" du dispositif.
Mardi soir, l'entourage de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, a annoncé qu'il est envisagé une "sortie progressive" étalée "sur deux années fiscales" de la prime à la casse qui serait donc maintenue en 2010 et jusqu'en 2011, selon des modalités qui restent à définir.
Mise en place en décembre dernier, la prime à la casse accorde une prime de 1.000 euros pour tout achat d'un véhicule émettant moins de 160 grammes de CO2. Théoriquement, sa fin était prévue pour décembre 2009. Le dispositif a permis l'achat de 330.000 véhicules en France depuis son lancement. Il a sans aucun doute soutenu l'industrie automobile, un des premiers employeurs de l'Hexagone.
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Pas étonnant que des voix se soient élevées contre son arrêt brutal il y a quelques semaines. Beaucoup craignent une lourde chute des immatriculations si cela venait à être le cas. Mais déjà en juillet, la notion d'arrêt "progressif" avait été évoquée par Christian Estrosi, ministre de l'Industrie.
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