Les constructeurs automobiles européens contestent un accord commercial UE-Corée du Sud
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Les constructeurs européens sont mécontents. Ils dénoncent un accord de libre-échange (ALE), signé ce jeudi, entre la Commission européenne et la Corée du Sud. Cet accord prévoit notamment une baisse des tarifs douaniers désavantageux pour les constructeurs européens puisqu'il risque de favoriser l'importation de voitures à des prix déloyaux.
Dans un communiqué, Ivan Hodac, secrétaire général de la Fédération européenne des constructeurs (ACEA), demande aux Etats membres de "ne pas ratifier" l'accord paraphé par la Commission.
Il précise que "les négociateurs coréens ont non seulement obtenu un accès sans restriction à un marché de 500 millions de personnes, (mais aussi que) la Commission européenne a en plus autorisé la Corée du Sud à subventionner ses exportations vers l'UE".
L'ACEA s'est dite particulièrement préoccupée par "l'octroi à la Corée du Sud de ce qu'on appelle le "drawback", permettant aux fabricants coréens de récupérer les droits payés sur les importations des pays à bas coût voisins comme la Chine, même après l'élimination des droits de douane de l'UE".
Cet accord pourrait avoir des conséquences lourdes sur l'industrie du secteur automobile européen et pour ses nombreux d'employés, selon l'ACEA.
Pour enfoncer le clou, l'association précise également qu'aux Etats-Unis le gouvernement s'apprête à revoir la signature de leur accord de libre-échange avec la Corée.
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L'avis de la Commission est tout à fait contraire concernant cet accord avec la Corée du Sud. Elle déclare qu'il s'agit du ' "plus important accord de libre-échange (ALE) jamais négocié entre l'Union européenne et un pays tiers". Elle ajoute qu'elle "estime qu'il pourrait générer pour 19 milliards d'euros de nouveaux échanges pour les exportateurs européens" selon son communiqué.
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