Skoda Superb Combi, le plus grand break du marché

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(Crédits : DR)
La marque tchèque offre ici le plus grand break familial du marché, élégant, pratique, bien fini, sûr et confortable. Ne cherchez pas ailleurs ! Seule vraie rivale : une Mercedes E beaucoup, beaucoup plus chère.

La marque tchèque n'en finit pas de monter. Certes, son image demeure encore peu valorisante. Car, ceux qui n'y connaissent rien croient que Skoda fabrique toujours des voitures de l' « est » genre Lada. Mais les consommateurs avisés, eux, savent depuis belle lurette que les Skoda sont des Volkswagen plus spacieuses, moins chères et tout aussi bien fabriquées. Le sommet de la gamme est désormais représenté par cet immense break Superb Combi. Sur la base d'une Volkswagen Passat, cette familiale est LE break le plus spacieux du marché. Ne cherchez pas ailleurs ! Ou alors si, tournez-vous vers une Mercedes E ! Mais, c'est grosso modo 20.000 euros de plus... Sinon, ni la Volvo V70, ni la Passat, en cours de renouvellement, ni la Ford Mondeo n'offrent une telle habitabilité ! Et la Citroën C5 ou l'Opel Insignia encore moins.

Habitabilité « géante »

Les passagers arrière ont un espace pour les jambes digne d'une limousine de prestige. L'accessibilité à bord par des portières très larges est excellente - dommage, les passages de roues très prononcés à l'arrière. Le coffre, géométrique, est haut et profond. Evidemment, un tel espace aurait mérité d'être encore plus exploitable. Regrettons que les sièges arrière ne soient pas coulissants. Vu la place dont disposent les passagers arrière, on aurait pu encore agrandir le coffre sans beaucoup les gêner. Les sièges auraient pu être aussi complètement repliables. Cars seuls les dossiers basculent, ne dégageant pas une surface totalement plane. Mais, bon, tel qu'il est, le Superb Combi est déjà très bien. Les grandes surfaces vitrées accentuent encore, subjectivement, l'impression d'espace. Y compris le grand toit ouvrant panoramique (en option, à 1.100 euros).

Qualité de finition

Les lignes sont élégantes, chic, classiques, bref, très germaniques. C'est mieux que sur la berline dont l'empattement très long et l'arrière court donnaient une impression de déséquilibre. Le Combi ressemble à une Audi Avant d'il y a quelques années, en plus discret, moins agressif. Une réussite. A l'intérieur, c'est clair, propre, net, harmonieux. Tout est simple, pratique. Le bon sens, ça fait du bien ! Pas besoin, ici, de chercher dans un manuel abscons comment utiliser une radio ! La qualité des plastiques est de très bon niveau, tout comme les assemblages. Tout cela est solide et donne l'impression de pouvoir affronter le poids des kilomètres et des années. Rassurant. Le jour où Peugeot, Citroën ou Renault, sur leurs modèles « Premium », offriront une telle rigueur, ils auront fait de grands progrès. Même sur les parties censément les moins visibles, les matériaux sont homogènes. Ce qui n'est pas le cas sur les françaises, chez Opel ou Ford.

Idées fonctionnelles

Apprécions aussi des idées intéressantes et fonctionnelles, pas des gadgets caricaturaux. La vitesse s'affiche ainsi en gros - et en chiffres -, en plus de celle déjà affichée sur le compteur traditionnel. L'instrumentation indique aussi sur quel rapport de boîte on est et quand il faut enclencher la quatrième ou la cinquième pour moins consommer. Pas indispensable mais pas inutile. L'accoudoir central est coulissant et réglable par crans en hauteur. La porte arrière gauche dissimule un... parapluie. Dans le coffre, le cache-bagages s'efface sur simple pression sur la tablette. Et une lampe, extractible, est disponible. Voilà des innovations astucieuses.

Présentation un peu austère

Mais pourquoi donc Skoda a-t-il fait aussi triste ? Le noir est omniprésent. C'est aussi lugubre qu'une journée de neige à Mlada Boleslav, la sinistre ville au nord de Prague qui fabrique les Skoda. Regrettable. Ceci dit, après information, on peut opter gratuitement pour un intérieur gris-noir (!) moins lugubre.

Position de conduite perfectible

La position de conduite, typiquement Volkswagen, ne nous plaît pas non plus. Nous n'apprécions guère l'assise « en creux », avec les cuisses fortement relevées. Idéal peut-être pour les grands gabarits. Mais pas pour les autres. On doit donc soit trop se rapprocher du volant pour pouvoir embrayer à fond, soit décoller le dos du dossier à chaque fois. Pénible et fatiguant dans les encombrements. Seules les versions très huppées du groupe Volkswagen à double réglage électrique de la hauteur du siège pallient cet inconvénient.

Comportement routier sûr

Le moteur TDi 140 est une vieille connaissance. Vif, souple, élastique, il répond présent dans toutes les circonstances. Et il a le mérite de ne pas « offrir » le désagréable creux au démarrage de son petit frère, le 1,6 TDi de 105 chevaux. Mais, la mécanique est un peu bruyante et rugueuse. De même, le levier de vitesses est précis mais assez ferme. Les commandes, en général, n'ont pas le velouté des voitures tricolores. Les suspensions pourraient aussi être un peu plus douces. Mais, ne nous plaignons pas ! L'homogénéité d'ensemble du véhicule est quand même formidable. Le confort demeure bon, en dépit de sièges plutôt durs, même sur mauvais revêtement. Le comportement routier reste extrêmement sûr, quel que soit l'état du bitume, et n'est jamais pris en défaut. Pluie, vent, boue, rien ne vient troubler les trains roulants. Ah, Skoda pourrait donner des leçons à Opel ou Fiat ! Une excellente routière.

Sobriété légendaire

Le TDi a conservé en outre sa sobriété légendaire. Nous avons consommé 6,7 litres en moyenne sur notre essai. Une valeur parmi les meilleures pour une voiture aussi longue et imposante.

Une marque à découvrir

A part la présentation un peu austère et une position de conduite pas pertinente, le Superb Combi est le break idéal. En plus, il s'affiche à un tarif très compétitif, vu son espace intérieur. L'achat rationnel type. Skoda ? Une marque à découvrir. Vraiment. D'autant que les modèles sont plutôt plus fiables que les Audi. Logique : Skoda reçoit en retard les nouvelles technologies, une fois que les clients d'Audi ont subi tous les pépins de jeunesse.


Prix du modèle essayé
: Skoda Superb Combi TDi 140 Confort : 28.985 euros

Puissance du moteur : 140 chevaux (diesel)

Dimensions : 4,83 mètres (long) x 1,81 (large) x 1,46 (haut)

Qualités : Espace intérieur « géant », finition robuste, ligne élégante, commandes simples et pratiques, comportement routier sûr, moteur vivant et sobre, confort, rapport prestations-habitabilité-prix compétitif

Défauts : position de conduite en « creux », présentation triste, rugosité mécanique

Concurrentes : Opel Insignia Sport Tourer CDTi 130 Cosmo : 29.700 euros ; Ford Mondeo SW TDCi 140 Titanium : 30.000 euros ; Citroën C5 Tourer HDi 140 Confort : 30.450 euros ; Volvo V70 D3 Kinetic 36.500 euros.

Note : 15 sur 20

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