Affaire Renault : garde à vue pour un troisième cadre de la sécurité interne

Désormais ce sont trois membres de la sécurité interne du constructeur français qui sont en garde à vue, alors que les accusations d'espionnage formulées contre trois cadres, licenciés depuis, semblent de plus en plus fragiles.
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Un troisième responsable de la sécurité de Renault a été placé en garde à vue ce samedi à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'espionnage, a-t-on appris dimanche de source judiciaire. L'homme est en garde à vue depuis samedi après-midi, selon cette source qui confirme une information du Journal du Dimanche. Le journal évoque également une perquisition chez Renault vendredi soir, ce que n'a pas pu confirmer la source judiciaire.

Samedi, la garde à vue de deux responsables de la sécurité de Renault chargés de l'enquête sur des soupçons d'espionnage qui a abouti au licenciement de trois cadres, avait été prolongée de 24 heures. Elle ne peut toutefois excéder 48 heures.

Chargés des investigations qui ont abouti début janvier au licenciement de trois cadres, les deux hommes ont jusqu'à présent refusé de dévoiler leur source à l'origine des accusations. "Au cours de l'enquête sur l'espionnage présumé, un certain nombre d'éléments sont apparus qui laissent supposer une possible escroquerie en bande organisée", a-t-on précisé de source judiciaire, sans fournir plus de détails.

Pour porter ses accusations, le groupe s'est appuyé sur les numéros de trois comptes bancaires qui lui ont été fournis. L'un aurait notamment été ouvert en mars 2009 en Suisse alimenté avec de l'argent provenant d'un cabinet d'audit chypriote, et un deuxième au Liechtenstein en février 2010 qui alimenterait un troisième compte. Mais aucune trace de ces comptes bancaires au nom des cadres n'a été jusqu'alors retrouvée.

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