La "voiture de l'année" est un bide commercial
Alain-Gabriel Verdevoye, à Genève
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Hasard malheureux de calendrier. Au moment où la célèbre Chevrolet Volt hybride américaine (et son clone vendu sous la marque allemande Opel et le nom d'Ampera) est élue ce lundi « Voiture de l'année » par un jury de 59 journalistes spécialisés dans l'automobile émanant de 23 pays européens - dont nous faisons partie -, le constructeur automobile américain General Motors a annoncé vendredi qu'il allait suspendre durant cinq semaines au printemps la production de sa voiture hybride rechargeable sur secteur Volt, afin de s'ajuster à la demande. Ce qui affectera 1.300 salariés...
La production à Detroit ne reprendra pas avant le 23 avril. Il ne s'est vendu que 7.670 Volt l'an passé aux Etats-Unis, contre 10.000 escomptées. Et 1.600 à peine ont été achetées depuis début janvier. L'objectif de vente de 45.000 véhicules en 2012 sera compliqué à atteindre pour le nouveau partenaire de PSA . La controverse sur la sécurité de ses batteries, qui ont à plusieurs reprises pris feu dans les semaines suivant un choc lors de "crash tests", n'a pas aidé à sa popularité. C'est le moins que l'on puisse dire.
27 grammes de rejets de C02 au km
Cette voiture américaine électrique-essence a pourtant triomphé par 330 points (un joli score), devançant la petite citadine Volkswagen Up (281), la berline compacte Ford Focus (256), le 4x4 Range Rover Evoque (186). La française Citroën DS5, qui figurait parmi les sept nominées n'arrive qu'au sixième rang avec une performance modeste (144 points). Après la Nissan Leaf l'an dernier, le Jury a récompensé l'avancée technologique de ce modèle hybride « made in USA », fleuron du groupe américain GM.
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La Volt revendique 27 grammes seulement de rejets de C02 au kilomètre, trois fois plus qu'une Toyota Prius hybride, selon les calculs normalisés. Le moteur électrique autorise une autonomie de 40 kilomètres. Rechargeable, il peut toutefois être secondé en cas de besoin par un petit moteur à essence qui permet de rouler 400 kilomètres supplémentaires.
Alain-Gabriel Verdevoye, à Genève
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