Automobile : le salon de Genève démarre dans un contexte plombé

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Alors que le secteur automobile européenne souffre de prévisions pessimistes, le 82e Salon de l'automobile de Genève prépare son ouverture au public, le 8 mars.

Les modèles sont prêts, les constructeurs aussi : le Salon de l'automobile de Genève prépare son inauguration au public, le 8 mars. Mais c'est dans un contexte difficile pour le secteur que commence l'événement. Surtout en Europe, où un recul des ventes est fortement redouté.

Une semaine après l'annonce de l'alliance entre le constructeur français PSA et l'américain General Motors expliqué notamment par ces mauvaises prévisions, les commentaires pessimistes vont bon train. "En raison de la crise des dettes publiques dans certains pays de l'UE, le marché de l'automobile en Europe de l'Ouest pourrait vraisemblablement reculer jusqu'à 5% à 12,1 millions d'unités", a pronostiqué le patron la fédération allemande de l'automobile (VDA) Matthias Wissmann, dès lundi.

4% de croissance dans le monde

En Europe, seule l'Allemagne semble épargnée par cette crise, avec une production automobile toujours en hausse. "L'Europe doit certainement être évaluée de manière très critique mais il s'agitplutôt des pays d'Europe du Sud, a ainsi analysé Martin Winterkom, le patron de Volskwagen qui se confiait à des journalistes à la veille de l'ouverture aux médias du salon automobile de Genève. Le dirigeant du numéro un européen s'est déclaré prudent sur les perspectives de croissance. Le groupe espère ainsi atteindre cette année le résultats record atteint en 2011.

Au niveau mondial en revanche, la croissance du secteur automobile devrait se poursuivre et atteindre 4%, selon VDA, grâce au dynamisme du marché américain, de la Chine mais aussi du Japon. L'archipel, après avoir souffert l'année dernière du séisme et du tsunami qui ont ravagé une partie du pays, prévoit d'enregistrer un taux de progression des ventes automobiles de 17% à 4,1 millions de voitures.

Crise de confiance en Europe de l'Ouest

Le géant japonais Toyota se montre aussi pessimiste concernant le marché de l'Europe de l'Ouest, qu'il voit en recul de 5% cette année. "Nous sommes très prudents (...) car nous pensons qu'il y a une grave crise de confiance des clients en Europe", a déclaré lundi son responsable pour l'Europe, Didier Leroy. De plus, "la situation est pire que prévu en janvier et en février", a-t-il averti.

Cette faiblesse du marché ouest-européen a coûté cher l'an dernier à certains constructeurs encore très dépendants de cette région comme le français PSA Peugeot Citroën. Celui-ci, contraint de trouver une solution, vient d'annoncer une alliance avec le numéro un mondial, l'américain General Motors, qui va devenir son deuxième actionnaire avec 7% du capital.

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