PSA Peugeot Citroën a confirmé jeudi que plusieurs de ses usines étaient confrontées à des difficultés d'approvisionnement en vis, conduisant le constructeur à ralentir la production. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier
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Le directeur général délégué du constructeur au losange, Carlos Tavares, a ironisé sur l'absence de réciprocité capitalistique dans la nouvelle alliance PSA-GM. Le patron de Fiat, Sergio Marchionne, estime que ces accords ne vont pas assez loin dans l'intégration des activités européennes.
« J?avais appris qu?une alliance, c?était des participations croisées », ironise Carlos Tavares. Répondant à une question sur l?alliance GM-PSA, le directeur général délégué de Renault explique : « les participations croisées, c?est la meilleure façon de cimenter l?esprit gagnant de deux équipes. Cela garantit que je peux attendre de mon partenaire la réciprocité dans tout ce que peux faire pour lui ».
Lors d?une table ronde dans le cadre du salon de Genève, le patron opérationnel de la firme au losange enfonce le clou : « je comprends que la prise de participation de GM dans PSA signifie que (ce dernier) a besoin de cash ».
Surcapacités pointées
GM comme PSA ont « tous deux des problèmes de surcapacités. Je me demande comment ils vont faire », précise Carlos Tavares. C'est le cas en Europe de l'Ouest où les constructeurs sont confrontés à la question des usines, surdimensionnées par rapport à une demande déclinante. "Si quelqu'un commence à restructurer, cela obligera tout le monde à suivre", avertit pour sa part le PDG de l'alliance Renault-Nissan, Carlos Ghos.
En outre, « pour que des plates-formes communes deviennent réalité, il faudra qu?ils traversent les étapes successives. Faire travailler deux ingénieries ensemble, ce n?est pas le plus facile. Il faut établir des structures d?achat communes, les structures de pilotage d?une alliance. Par nature, ce sont des choses qui prennent du temps ». Le directeur général délégué de l?ex-Régie ajoute, un peu cyniquement : « J?espère qu?ils n?ont pas d?échéances trop proches ».
Rappelant les fondamentaux de l?Alliance Renault-Nissan nouée en 1999 et dans laquelle il a été fortement impliqué, le dirigeant du groupe de Boulogne-Billancourt souligne : « une alliance stratégique se joue surtout dans la partie amont. Il ne faut surtout pas laisser diverger les équipes au début des projets. Il faut une qualité de dialogue et de management. Sinon, on aura deux projets différents et ce sera la foire d?empoigne. Il y a tout un processus d?auto-apprentissage ». A bon entendeur..
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