Les constructeurs auto japonais candidats aux prochaines alliances
Alain-Gabriel Verdevoye
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General Motors veut pousser plus avant son alliance avec PSA conclue fin février, affirme son PDG Dan Akerson, dans un entretien au "Wall Street Journal". Dévoilé par "latribune.fr", ce rapprochement transatlantique est le dernier en date des grandes alliances automobiles.
Douze ans presque jour pour jour après le mariage Renault-Nissan, trois ans après l'annonce des fiançailles Fiat-Chrysler, la question se pose : à qui le tour ? Quels seront les prochains constructeurs à convoler ? Chaque nouvelle alliance crée en effet un effet de cliquet, entraînant dans son sillage de nouveaux rapprochements. Une loi largement avérée ces dernières décennies.
Toyota, Hyundai-Kia, Ford, seuls mais puissants
Certains groupes automobiles restent isolés mais leur énorme taille les met à l'abri du besoin (Toyota, Hyundai-Kia, Ford). D'autres, comme Honda, sont de taille moyenne mais se trouvent présents sur tous les grands marchés mondiaux avec une rentabilité satisfaisante.
Enfin, la spécialisation dans un haut de gamme très profitable préserve BMW et Daimler (Mercedes), ce dernier étant d'ailleurs un grand groupe puisqu'il est le premier producteur mondial de... poids-lourds.
Mazda et Mitsubishi sur la sellette
En fait, seuls deux constructeurs généralistes de voitures particulières (hors Chine) sont aujourd'hui vulnérables du fait de leur taille insuffisante : les japonais Mazda et Mitsubishi. Leurs volumes annuels restent insuffisants - autour d'un million de véhicules, soit plus de trois fois moins que PSA.
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Ils sont donc les candidats naturels à de prochaines alliances. Lâché par Ford, qui a été pendant des décennies son actionnaire de référence (à hauteur de 33,4 %), Mazda cherche d'ailleurs des partenaires pour des coopérations techniques, avait indiqué à la mi-février son PDG, Takashi Yamanouchi. S'il parvenait à rompre avec Volkswagen, Suzuki pourrait être aussi partie prenante à de nouvelles fiançailles.
Comptes dans le rouge
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Mazda, qui a récemment annoncé un appel au marché pour lever jusqu'à 163 milliards de yens (1,5 milliard d'euros) de capitaux via l'émission de nouvelles actions, est dans le rouge. La firme de Hiroshima a enregistré une énorme perte nette lors des neuf premiers mois de son exercice fiscal 2011-2012, en raison notamment d'une baisse de ses ventes et de la flambée du yen. Ce lourd déficit a contraint Mazda à abaisser ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice (clos le 31 mars 2012) à une perte nette de 100 milliards de yens (1 milliard d'euros).
Alain-Gabriel Verdevoye
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