L'italien Fiat plonge dans le rouge, mais Chrysler lui sauve la mise
Alain-Gabriel Verdevoye
Alain-Gabriel Verdevoye
Fiat avait sauvé Chrysler en 2009. Aujourd'hui, c'est l'américain qui sort la tête de l'italien hors de l'eau. Le turinois affiche en effet un résultat net positif au troisième trimestre, quasiment doublé par rapport à 2011, à 362 millions d'euros. Mais, sans le groupe d'Auburn Hills qu'il contrôle à plus de 60%, le piémontais se retrouve en perte de... 231 millions. Sur les neuf premiers mois, le consortium affiche un bénéfice net de 1,15 milliard, dont 1,8 milliard imputable à la filiale américaine. Soit un profit multiplé par presque quatre en un an. Fort bien. Sauf que, sans Chrysler, Fiat affiche alors une perte nette de 656 millions! Le résultat opérationnel sur neuf mois se monte, lui, à 2,77 milliards, quasi-stable, mais sans Chrysler, il redescend à 175 millions. L'an dernier, il se montait (sans Chrysler) sur neuf mois encore à 2,2 milliards. Si Chrysler va bien, Fiat va plutôt mal. Son chiffre d 'affaires sur neuf mois a chuté de 6% (sans Chrysler).
Europe sinistrée
Le marché américain a il est vrai progressé de 14% sur le troisième trimestre, tandis que le marché européen a baissé de 9%, avec une chute de 23% en Italie, le pire troisième trimestre depuis 1976! Il n'empêche. Chrysler est le constructeur américain qui progresse le plus sur son propre marché, grâce notamment à des nouveaux modèles. Aux Etats-Unis, ses ventes trimestrielles ont progressé de 29% à 426.000 exemplaires. En mal de grandes nouveautés, Fiat, en revanche, est en berne en Europe. Le groupe n'y a écoulé sur le trimestre que 159.000 voitures (-17%). Sa part de marché a plongé à 5,9%, une pénétration historiquement extrêmement faible. En Amérique latine, un marché clé pour Fiat, ses ventes ont progressé de 14% au troisième trimestre à 271.000.
Prévisions dans le bas de la fourchette
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Pour l'année, le constructeur automobile italien table sur un bénéfice net de "plus de 1,2 milliard d'euros" sur l'année et un chiffre d'affaires de 83 milliards d'euros, soit "le bas de la fourchette" avancée jusqu'alors, a-t-il mardi dans un communiqué.
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