Les deux cadres de Goodyear libérés à Amiens

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La libération des deux hommes, respectivement directeur de production de l'usine et directeur des ressources humaines, était jusqu'alors conditionnés à des négociations "avec un minimum de garanties", selon les déclaration d'un délégué de la centrale CGT.
La direction, de son côté, bloquait toute négociation et annonçait qu'elle refuserait de rencontrer les représentants du personnel tant que les deux cadres ne seraient pas libérés. Elle avait même demandé à la justice de se saisir du dossier.
A la mi-journée, le président du tribunal de grande instance d'Amiens délivrait une ordonnance dépêchant un huissier pour s'assurer de la "sécurité et de la libre circulation des biens et des personnes", décision qui aurait pu aboutir à l'intervention de la force publique, selon l'AFP.
Finalement, les représentants de salariés avaient indiqué à l'AFP qu'ils étaient prêts "à en laisser partir un" s'ils avaient "la certitude de la tenue d'une réunion avec Goodyear", selon les mots de Mickaël Mallet, délégué syndical CGT.
Ce sont finalement bien les deux cadres qui ont pu quitter l'usine "dans une cohue indescriptible", selon l'AFP. La CGT entend désormais occuper l'usine pour la négocier.
Renégocier le PSE
La CGT espère renégocier le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de la direction, avec l'application d'une version "améliorée" d'un plan de départs volontaires (PDV) abandonné en 2012, des primes de licenciement "qui soient au minimum sur les bases du PDV" et des congés de reclassement allongés.
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"On a acté qu'on ne pourrait pas garder notre emploi, il faut acter que maintenant on veut de l'argent", a expliqué Mickaël Mallet, délégué CGT, à la presse rassemblée devant le site industriel d'Amiens.
Des "mabouls"
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