Les équipementiers auto imposent la technologie française aux Etats-Unis

 |   |  630  mots
Présentation de l'éclairage LED Valeo. / DR
Présentation de l'éclairage LED Valeo. / DR (Crédits : DR)
Si Renault et PSA ne sont plus présents depuis longtemps, Valeo et Faurecia sont, eux, en très forte croissance aux Etats-Unis. Les deux fabricants de systèmes pour l’automobile multiplient les usines. Ils sont appréciés pour leur savoir-faire.

Renault est absent depuis la fin des années 80, PSA depuis le début des années 90. Si les constructeurs tricolores brillent par leur absence, les grands équipementiers français, eux, sont très présents aux Etats-Unis. Ils y sont appréciés pour leur savoir-faire.

Aussi bien Yann Delabrière, PDG de Faurecia (contrôlé par PSA), que Jacques Aschenbroich, Directeur général de Valeo, ont fait d'ailleurs le déplacement au salon de l'auto de Detroit, qui a ouvert ses portes aux professionnels lundi matin. Pour y représenter personnellement l'excellence technologique française. Cocorico.

Doublé le nombre d'usines

« Jusqu'en 2008, nous étions tout petits en Amérique du nord. Mais, aujourd'hui, nous y sommes le cinquième équipementier automobile. Nous avons quasiment doublé le nombre d'usines à 37 entre 2010 et 2013 », explique Yann Delabrière.

« Avec six milliards de dollars (4,58 milliards d'euros), l'Amérique du nord représente désormais un tout petit moins de 30% de notre chiffre d'affaires mondial », indique le patron du fabricant de composants tricolores, numéro un mondial des systèmes d'échappement mais aussi spécialiste des intérieurs pour véhicules, dont l'américain Ford est à présent le deuxième client derrière Volkswagen et devant PSA.

Chiffre d'affaires multiplié par trois

Même son de cloche chez Valeo, spécialiste de l'éclairage, des systèmes moteurs et de l'assistance à la conduite.

« Nous avons accru notre chiffre d'affaires de 23% en Amérique du nord en 2013 à 2,7 milliards (2, 1 milliards d'euros). Nos ventes ont triplé depuis 2009 et nos effectifs y ont été multipliés par deux à 10.000 personnes. Nous y avons 16 usines et 7 centres de recherche et développement », assure Jacques Aschenbroich.

Et ce n'est pas fini.

Valeo compte « ouvrir d'ici à 2015 trois nouvelles usines en Amérique du nord. Notre carnet de commandes nous rend capables de croître encore à un rythme soutenu cette année ». Faurecia, qui emploie 30.000 personnes sur le continent nord-américain, envisage, lui, de faire une pause pour se focaliser « sur l'efficacité opérationnelle. Mais si nous allons néanmoins progresser plus vite que le marché dans les deux ans qui viennent », indique Yann Delabrière, désireux de digérer les acquisitions et la croissance organique de ces dernières années.

Le plein d'innovations

Valeo une forte image technologique aux Etats-Unis.

La preuve : avant Detroit, « nous sommes très fiers d'avoir été présents au salon « high tech » de Las Vegas. Nous avons été l'objet d'une vraie reconnaissance. Nous sommes même passés en boucle à cette occasion sur CNN pendant plusieurs heures. Et nous allons ouvrir une antenne dans la Silicon Valley », prévient le directeur général de Valeo, qui compte même « trois finalistes pour les oscars américains de l'industrie, un trophée remis en avril prochain ».

C'est dire.

« Les constructeurs américains nous ont choisis car ils nous savent capables d'importer la technologie européenne », affirme quant à lui le PDG de Faurecia. « Nous avons été choisis par Ford dans le cadre de ses plates-formes mondiales ». Même chose pour Volkswagen en Amérique du nord avec les véhicules de la nouvelle plate-forme flexible mondiale «MQB » (celle de la Golf) », dont la production vient de démarrer à Puebla, au Mexique. Notamment pour le marché des Etats-Unis.

Bonne rentabilité

« Nous avons une marge opérationnelle inférieure à 3% dans nos activités nord-américaines contre un objectif de 5% », reconnaît Yann Delabrière qui explique le phénomène par les nombreux déménagements de production, résultat de la forte croissance.

Mais ce n'est déjà pas si mal.

Chez Valeo, la région nord-américaine « est un des trois piliers de la croissance comme de la rentabilité de notre groupe », précise carrément Jacques Aschenbroich.

La France « high tech » ? Et oui !

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/01/2014 à 20:02 :
Les français 1 er en europe en RD largement devant les ...allemands -et troisième au monde-, ceci explique bien des situations au plan automobile et notamment cette incapacité des allemands à se renouveler...
Réponse de le 15/01/2014 à 11:21 :
@godrev
vous nous faites bien rire. La Tribune vous soutient et a eu raison de vous recruter pour votre excellence dans les blas blas.
Nous attendons vos essais automobile pour la Tribune, photo à l'appui, avec votre marcel blanc le bras pendant à la portièr d'une Dacia by Renault provenant du Maroc, ou de Turquie
a écrit le 14/01/2014 à 12:09 :
Je vais régulièrement aux USA et je suis toujours étonné de ne pas voir une seule voiture française alors que, quasiment, toutes les européennes sont présentes jusqu'à la Fiat 500 vue en décembre dernier. Je profite de cet article pour essayer d'avoir une réponse à ma question: pourquoi les voitures françaises ne sont pas (plus?) présentes aux USA alors que nos constructeurs ont des partenariats avec des constructeurs présents localement?
Réponse de le 14/01/2014 à 13:37 :
Il est un regrettable constat de ce que les dirigeants des constructeurs français accumulent les erreurs industrielles depuis début 2000.
De surcroit la stupide idée du low cost a précipité Renault vers les low value = ZERO profits, ce qui fait que maintenant Renault n'a plus le sou et pas le premier euro pour investir aux USA.

Audi annonce 22 milliards d'euro d'investissements totaux
rien que pour les USA, VW annonce 7 milliards d'euros d'investissements

Nous voyons bien que les dirigeants de nos constructeurs français sont en dessous de tout.
Réponse de le 14/01/2014 à 13:51 :
Vous ne devez pas connaître beaucoup d'Américains... Sachez simplement que les cowboys sont néanmoins admiratifs que nous sachions faire des voitures qui consomment si peu MAIS ne répondent pas à leur "américane ouais off laïfe". In french in the texte. Chacun ses valeurs.
Réponse de le 14/01/2014 à 14:02 :
C'est peut etre un rapport avec le type de modèle proposé par les constructeurs français: ils ne sont pas assez "gros et puissants" comme les américains les aime.
Je reviens du Canada et j'ai vu plus de 4x4 qu'autre chose.

PSA et Renault pour ne citer qu'eux ont plus une réputation de voitures citadines si j'ose dire

ps: je ne suis pas expert dans le domaine
Réponse de le 14/01/2014 à 14:38 :
Pour un constructeur étranger, s'implanter sur le marché US coûte horriblement cher. Renault et PSA n'ont pas cet argent.
Réponse de le 14/01/2014 à 19:59 :
DOMI00710, ne lisez les commentaires précédents de personnes aigris dont la passion se réduit à déverser du vomi sur notre pays. Pour faire court, Renault est bien implanté au USA par l’intermédiaire de Nissan. D'ailleurs, vous trouverez sur la tribune plusieurs articles sur l'offensive de Nissan aux USA.
Réponse de le 14/01/2014 à 23:34 :
On pourrait se poser une autre question: la Fiesta ST va -t-elle se vendre aux USA?
Les cowboys apprécient-ils ces petites sportives qui apportent tant de plaisir sur nos routes sinueuses ,je pense qu'ils préfèrent leurs lourds Pick-up.Il s'agit tout simplement d'une mentalité différente.
a écrit le 14/01/2014 à 10:28 :
Dommage que Renault et PSA n'en profite pas pour s'installer a détroit ou la main d'oeuvre est la moins chère des états-unis ! les nouveau projets (faux 4X4, grosse berline, grand SUV, sont très rechercher la bas, mais aussi des petites voitures économiques souvent japonaises et coréennes)
a écrit le 14/01/2014 à 10:27 :
Il n'y a rien d'imposé, seulement de la compétitivité qui s'exprime dans un marché porteur.
Pourquoi donc l'industrie auto s'éffondre-t-elle en France?
Réponse de le 14/01/2014 à 12:13 :
Parce que c'est la France, plombée par les cadeaux socialistes à leurs électeurs sur le dos de ceux qui produisent...
Réponse de le 14/01/2014 à 13:29 :
Toujours des analyses complètement infondées et d'un niveau ras des pâquerettes.
Réponse de le 14/01/2014 à 17:14 :
A ça, pour être Simple, il est Simple. Tendance basique même.
Réponse de le 14/01/2014 à 17:15 :
A ça, pour être Simple, il est Simple. Tendance basique même.
a écrit le 14/01/2014 à 9:23 :
Bien sûr,la France high tech, c'est une vraie réalité, contre les "grincheux" de toutes espèces, surtout mal informés. Pour ce qui est du classement en RDI par exemple, il suffit de voir le classement Thomson Reuters où la France réelle, celle des entreprises, est classée n°3 sur le plan mondial en RDI avec une avance énorme sur...l'Allemagne...Mais personne en France ne le croit !!! Evidemment, vous avez des "classements" comme "Doing business"... mais ils sont méthodologiquement si suspects que Ban Ki Moon vient de décider une enquête....
Réponse de le 15/01/2014 à 9:26 :
La France high tech existe, certes, mais il est erronné de dire qu'en RDI, elle se place devant l'Allemagne. Le classement de Thomson Reuters cherche à déterminer les 100 structures les plus innovantes (pas forcément des entreprises, par exemple le CNRS y figure). En recherche industrielle, et notamment dans le secteur automobile, l'Allemagne est loin devant la France.
a écrit le 14/01/2014 à 8:56 :
Moi Ivan je dis beaucoup de choses stupide qui n'interesse personne. Vouspouvez réguliérement lire mes interventions sur LT.
a écrit le 14/01/2014 à 8:17 :
Dans un autre registre, Michelin est très implante aux États-Unis.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :