L'équipementier auto français Valeo réussit grâce à l'innovation

 |   |  365  mots
Le DG de Valeo, Jacques Aschenbroich
Le DG de Valeo, Jacques Aschenbroich (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
La Chine génère 24% des prises de commandes de Valeo et l'Amérique du nord 22%. Le fabricant tricolore de systèmes pour véhicules, très internationalisé, prévoit une nouvelle progression de ses marges cette année

L'action de Valeo bondissait à la Bourse de Paris ce vendredi matin. Une entreprise française innovante qui réussit, ça existe, la preuve! L'équipementier automobile tricolore se joue de la crise. Il a accru son chiffre d'affaires de 9% (à taux de change constant) à 12,1 milliards d'euros l'an dernier, amélioré son bénéfice net de 18% à 439 millions. Sa marge opérationnelle atteint 6,6% des ventes, contre 6,2% auparavant. Son carnet de commandes - qui préfigure les ventes de demain -  atteint 14,8 milliards d'euros, soit un volume nettement supérieur à son chiffre d'affaires et qui promet donc une belle croissance.

Le carnet de commandes s'affiche certes en légère baisse par rapport à 2012 (15,1 milliards), mais il a plus que doublé par rapport à 2005! Jacques Aschenbroich, DG de Valeo, a mis en valeur, ce vendredi lors de la présentation des résultats 2013, les "innovations, moteur de la croissance organique future. 30% de nos prises de commandes sont constituées par des produits ou technologies qui n'existaient pas il y a quatre ans".

Chine et Amérique du nord

"La Chine et l'Amérique du nord sont les moteurs de cette croissance future", souligne-t-il.   La Chine a représenté l'an passé presque le quart des prises de commandes et l'Asie dans son ensemble 37%.  L'Amérique du nord en était à 22%. Les ventes aux constructeurs asiatiques ont pesé pour 27% dans les ventes de Valeo en 2013, celles aux américains 21%, aux français Renault et PSA 16% seulement. Les premiers clients demeurent cependant les allemands (30%).

Valeo a ouvert onze nouvelles usines, dont six en Chine, sur la période 2011-2013. "Dans les années à venir, nous en ouvrirons six autres, dont quatre en Chine", indique le directeur général. Le fabricant de composants pour véhicules a notamment progressé grâce à ses nouvelles technologies, comme la montée en puissance des feux à LED, des systèmes de confort et d'aide à la conduite des véhicules.

13.000 recrutements

"Nous avons recruté 13.000 personnes dans le monde l'an dernier, dont 400 en France. Nos effectifs totaux devraient passer de 75.000 aujourd'hui à 100.000 vers 2016-2017", insiste Jacques Aschenbroich. Pour l'année 2014, Valeo vise "une croissance supérieure à celle du marché et un taux de marge opérationnelle légèrement supérieur à  2013".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 21/02/2014 à 20:56 :
Les premiers clients demeurent cependant les allemands: 30% des ventes! Et heureusement que ce n'est pas le seul équipementier français qui vit d'abord de ses clients allemands.
Réponse de le 22/02/2014 à 2:31 :
l'Allemagne devrait surtout remercier la France d'acheter autant de produits allemands, nous avons un déficit de 40 milliards d'euros par rapport à l'Allemagne dont nous sommes le premier client.
Puis 30 % des ventes ce n'est pas énorme vu le nombre de constructeurs allemands et le nombre de véhicules vendus dans le monde. L'équipementier
n°1 des allemands c'est Bosch et non Valéo.
a écrit le 21/02/2014 à 15:17 :
Valeo mais aussi Faurecia et Plastic Omnium se sont insérés dans le sillage vertueux des constructeurs qui sont focalisés sur les véhicules à très très hautes valeurs ajoutées et sur l'innovation, qui sont pour l'essentiel les allemands VW Groupe et BMW.

Il est clair que équiper des Dacia Renault et des Lada Renault est peu reluisant et ne laisse espérer aucun avenir rentable, et avec Tavares transfuge Renault chez Peugeot, l'horizon est aux low value, low quality, zero profits and very low components. NOT FUTUR for the best.
Réponse de le 21/02/2014 à 18:51 :
Je ne savais pas que VW innové. Parlons plutôt de Ford qui met l'innovation à la portée de tous mais cessons de prendre comme exemple les peu reluisantes voitures allemandes en berne niveau fiabilité . ¨
Bientôt Lada meilleure qu'une Audi grâce à Dacia Renault?
a écrit le 21/02/2014 à 14:59 :
Quand on voit cette réussite, on peut s'interroger sur les rumeurs de cession de faurecia par Peugeot. Vendre une machine à cash, fournisseur essentiel de PSA, cela relève de la stratégie d'entreprise à la petite semaine...incroyable il y a quelques années, mais Faurecia doit devenir le pilier indispensable a la croissance du groupe PSA.
Réponse de le 21/02/2014 à 20:25 :
Tous les possesseurs de Golf R32 vous dirons que leur tableau de bord est la copie conforme d'un tableau de bord de 4L de 40 ans d'âge.
Le Tiguan a copié le Duster Renault car il était en manque de clientèle et avait besoin de se référer à un produit qui marchait.
a écrit le 21/02/2014 à 13:57 :
Bizarre, bizarre, Valeo n'est pas une entreprise allemande donc compétitive? A moins que l'entreprise Valeo soit adaptée au monde dans lequel elle se trouve.
Réponse de le 21/02/2014 à 14:10 :
Visiblement ils se sont adaptés: 13000 embauches, dont seulement 400 en France.
Réponse de le 22/02/2014 à 10:22 :
VALEO l'entreprise qui étrangle ses fournisseurs en exigeant sans arret des baisses de prix, leur fait gerer ses stocks et ses appros sur chaines, qui ne rachete pas les stocks résiduels suite à ses propres erreurs de prévisions de production, qui paye à 90 (ou + souvent 120 J). C'est celà que vous appelez s'adapter ?
a écrit le 21/02/2014 à 11:56 :
Pendant des années, les constructeurs français se sont vantés de leurs relations "viriles" avec leurs fournisseurs, et en pressurant ainsi les équipementiers, ils ont paupérisé, puis abimé leur propre filière industrielle. Résultat des courses : on ne fabrique plus que un million et demi de véhicules en France par an contre trois il y a dix ans.
Quant aux équipementiers, ils sont partis travailler pour les autres constructeurs partout ailleurs, et ils vont très bien, merci.
Réponse de le 21/02/2014 à 12:08 :
Tous les équipementiers se sont diversifiés et travaillent pour d'autres constructeurs que leurs compatriotes. L'allemand Bosch a fait la même chose que Valeo, Plastic omnium, Faurecia. Quant à la "pressurisation" des équipementiers, croyez-vous naïvement que VW ou Mercedes soient plus "tendres" que Renault et PSA???
Réponse de le 21/02/2014 à 13:11 :
@diversification des équipementiers : bien sûr que tout le monde travaille pour tout le monde. Mais tout ce que je sais, c'est que la relation grand groupe - petit fournisseur est notoirement dure en France, et que çà fait plus de mal que de bien, puisqu'elle a à moitié ruiné l'industrie automobile de notre pays. C'est un fait, et c'est vous qui êtes naïf, alors que vous vous croyez lucide, si vous vous refusez de considérer çà.
Réponse de le 21/02/2014 à 13:54 :
Oui les fameux cost killer français sont parfaitement assimilés aux factory killer. Les dirigeants de Renault, Schweitzer Ghosn Pelata et le fameux Tavares ont vraiment tout tiré vers le bas, tout trainé vers les tréfonds... Les héritiers PSA et leurs administrateurs dirigeants potiche aussi, à tel point qu'ils en perdent la boite de bijoux crée et remplie par leurs ancêtres ... piètres héritiers.
Réponse de le 22/02/2014 à 2:35 :
VW produit sa polo en Espagne, la Up! en Slovénie, même le Crafter va être délocaliser en Pologne... Pour le reste, c'est du haut de gamme produit en Allemagne, qui pour le moment se vend encore mais vu la paupérisation de l'Europe, pas sûr que cela dure encore longtemps.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :