Ford relance la production de sa célèbre Mustang

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Le nouveau cabriolet Mustang arrivera aussi en Europe l'an prochain
Le nouveau cabriolet Mustang arrivera aussi en Europe l'an prochain (Crédits : DR)
La toute nouvelle Mustang sera mise mise en production au mois de septembre dans le Michigan. Elle arrivera l'an prochain en Europe à un prix qui devrait démarrer autour de 43-45.000 euros. 310 chevaux et même 435 pour la version V8 sont annoncés.

Ca y est, elle va commencer. La production de la toute nouvelle Ford Mustang démarrera  en septembre à Flat Rock, dans le Michigan. Un événement. La dernière mouture de la célèbre sportive américaine sera d'abord vendue aux Etats-Unis, qui devraient absorber 90% de la production.

Plus de 100.000 par an

Elle arrivera ensuite en Europe, courant 2015. Il était temps. L'actuelle génération, lancée en 2004, est en perte de vitesse. Il s'en est fabriqué à peine 77.200 l'an dernier. Ford estime qu'il pourra vendre plus de 100.000 nouvelles Mustang en année pleine. Le site de Flat Rock est prévu pour des capacités maximales de 150.000 par an. Il peut même aller jusqu'à 200.000 exemplaires... si nécessaire. 

Les prix pour l'Europe ne sont pas fixés mais devraient s'aligner, selon Ford, sur ceux de la Chevrolet Camaro, l'éternelle rivale. Cette dernière affiche des tarifs à partir de  43.000 euros en coupé, 48.000 en cabriolet. Un prix très inférieur à celui des européennes concurrentes, il est vrai traditionnellement beaucoup plus sophistiquées et mieux finies.

La nouvelle Mustang en version américaine affichera 310 ch avec le "petit" moteur quatre cylindres 2.3 Ecoboost turbo et 435 avec le gros V8  typiquement "yankee". Cette Mustang sera aussi la première du genre à bénéficier d'une suspension indépendante à l'avant et... à l'arrière. Pour la rendre conduisible même par mauvais temps, alors que les Mustang aux caractéristiques habituellement simplistes se sont toujours caractérisées par une tenue de route très aléatoire.

La structure allégée, à base d'acier à haute résistance et avec différents composants en aluminium, est conçue pour offrir à la dernière venue une bien meilleure maniabilité et des consommations moins prohibitives. Les Mustang vendues en Europe bénéficieront de freins et de réglages de suspensions spécifiques.

Mise en vente le 17 avril 1964

Depuis son lancement en 1964, la Mustang a été vendue à plus de 9 millions d'exemplaires. Ford affirme qu'elle est apparue depuis plus de 3.200 fois au cinéma ou dans des séries télévisées. La Mustang originelle avait été dévoilée et mise en vente  le 17 avril 1964, lors de l'Exposition universelle de New-York. Ford avait reçu 22.000 commandes durant la première journée. Un succès inattendu des experts de la firme de Dearborn. Le constructeur du Michigan en avait vendu 418.000 en un an!

La Mustang, destinée aux jeunes américains issus du "baby boom" et blasés des grosses voitures lourdes et massives, avait été imaginée par Lee Iacocca, alors Directeur général de Ford. Créée au départ comme un coupé dans la pure tradition européenne, avec un très long capot, la Mustang de 1964 avait dû sa fulgurante popularité à sa ligne inimitable, ses moteurs assez puissants, mais aussi à des prix compétitifs.

Pour économiser sur les coûts de développement, la Mustang était en effet directement dérivée de la berline Falcon familiale. D'où une plate-forme archi-rustique, pas chère,  aux qualités routières d'une imprécision notoire.

Succès de le première version

En France, la Mustang s'est taillée une belle notoriété, même si les ventes sont évidemment restées marginales eu égard à la consommation et à une puissance frappée par la super-vignette (déjà!). Elle sera toutefois un temps la voiture américaine la plus connue du grand public. Une popularité à laquelle ont contribué l'engagement au Rallye de Monte Carlo  et son apparition dans le célèbre fiilm Un homme et une femme de Claude Lelouch avec l'acteur Jean-Louis Trintignant au volant.

Malheureusement, la Mustang s'est ensuite progressivement affadie au fur à mesure des générations. La Mustang des années 74 à 78, courtaude et poussive suite au premier choc pétrolier, a même failli avoir la peau du mythe avec un succès très mitigé. Ses remplaçantes successives ne seront pas mieux inspirées. Il faudra en fait attendre octobre 2004 pour voir renaître une vraie Mustang reprenant d'ailleurs la silhouette de la première génération.

En avril dernier, Ford a fêté les 50 ans de sa Mustang en hissant un des premiers exemplaires de la  dernière mouture au sommet... de l'Empire State Building à New-York. Il a fallu plus de cinq heures à une équipe spécifique pour y assembler le cabriolet durant la nuit de mardi à mercredi, luttant contre la pluie, le vent, et même la neige. Mais à 6 heures du matin, tout était terminé, pour les premières photos. Les touristes purent  l'admirer les 16 et 17 avril. Il s'agissait d'une version décapotable  jaune.

Ford perd de l'argent en Europe

Ford, qui vient de renouveler sa gamme d'utilitaires, dont la plupart seront désormais les mêmes des deux côtés de l'Atlantique, va sortir plusieurs nouveautés en Europe. Dès cet automne, il commercialisera sa grande familiale Mondeo, en attendant l'an prochain la Mustang, mais aussi un gros "SUV" luxueux, le Edge déjà commercialisé outre-Atlantique, ainsi que, probablement, le remplaçant de son monospace S-Max.

Ford a bien besoin de  relancer la machine en Europe. Il a encore affiché sur le Vieux continent au premier trimestre une perte avant impôts de 194 millions de dollars (150 millions d'euros). Soit une marge négative de 2,5%. L'américain avait enregistré une lourde perte en Europe sur l'ensemble de l'année 2013 de 1,61 milliard de dollars (1,24 milliard d'euros), dont 571 millions sur le seul dernier trimestre.

Ford perd de l'argent depuis 2011 sur le Vieux continent, après de solides profits en 2007-2008. L'an passé, la firme de Dearborn avait affiché une marge négative de 5,8%. Le constructeur perdait 1.200 dollars (900 euros) par voiture en Europe, selon les calculs d'une université allemande.

Le groupe, dont le PDG Alan Mulally vient de céder la place à son ex-bras droit Mark Fields,  prévoit de fermer en fin d'année son vieux site belge historique de Genk, qui emploie 4.300 personnes et fabriquait jusqu'ici la gamme moyenne supérieure du constructeur sur le Vieux continent. Par ailleurs, Ford a fermé en Grande-Bretagne l'été dernier son usine d'assemblage de Southampton (utilitaires) ainsi que des ateliers d'emboutissage du site de mécanique de Dagenham.

 

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Commentaires
a écrit le 19/07/2016 à 16:57 :
Excellente voiture
a écrit le 06/08/2014 à 11:46 :
Toyota perdait aussi de l'argent avec les hybrides. Il était pas loin de la faillite à ce train disait des économistes bouffons. Ford c'est pareil.
a écrit le 28/07/2014 à 16:10 :
de la bombe cette caisse!!!!
a écrit le 24/07/2014 à 10:19 :
magnifique muscle cars, allure féroce, elle n'a rien perdu de sa grande soeur, suis fan
Réponse de le 25/07/2014 à 7:47 :
C'est une vrai " Caisse "

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