Automobile : l'imperium allemand en plein doute

 |   |  453  mots
Depuis le scandale des moteurs truqués, l’automobile allemande traverse une crise identitaire : le monde ne veut plus de moteurs toujours plus gros et l’électrification s’est imposée.
Depuis le scandale des moteurs truqués, l’automobile allemande traverse une crise identitaire : le monde ne veut plus de moteurs toujours plus gros et l’électrification s’est imposée. (Crédits : DR)
Si l'industrie automobile allemande s'est imposée comme la plus puissante du monde, cet âge d'or semble révolu. Les constructeurs comme les équipementiers germaniques enchaînent les avertissements sur résultats et affichent chacun des résultats en recul.

Il y a des signes du destin qui ne trompent pas... La disparition de Ferdinand Piëch le 25 août dernier marque bel et bien la fin d'une illustre histoire pour l'industrie automobile allemande. C'est la fin d'une suprématie que cet ingénieur a largement contribué à façonner, en faisant de Volkswagen le groupe tentaculaire qu'il est aujourd'hui et le numéro un mondial du secteur.

Depuis la fin des années 1980 jusqu'à aujourd'hui, l'industrie automobile allemande s'est imposée comme la plus puissante, la plus fiable, la plus rentable et la plus compétitive des industries au monde. Elle a trusté le premium à travers son indéboulonnable triumvirat : Audi, Mercedes, BMW. Elle a également investi tous les marchés du monde avec des parts de marché significatives, à quelques exceptions près. Mais il semblerait que cet âge d'or soit définitivement révolu.

Résultat en recul

Les constructeurs, tout comme les équipementiers qui font tout autant partie de cet impressionnant complexe industriel, enchaînent les avertissements sur résultats et affichent chacun des résultats en recul. Même d'un point de vue macroéconomique, pour une industrie très exportatrice, l'impact est réel avec des...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/09/2019 à 9:27 :
Faut arréter de pleurer.
Le véhicule personnel à 4 roues à encore un avenir et les constructeurs allemands ne sont pas si en retard que cela sur les véhicules électriques et hybrides tout en conservant un savoir faire inégalé sur les carrosseries, les trains roulant, les accessoires.

Ils ont des ingénieurs et des chercheurs de tout premier ordre en électricité, physique et chimie. Ils ont également les réserves financières qui leur permettront de faire la transition automobile et de survivre.

Pour les constructeurs France, je suis moins optimiste.
Réponse de le 12/09/2019 à 12:21 :
Très bonne analyse....sans oublier les énormes réserves de charbon , qui vont très bien avec ces belles voitures .
a écrit le 11/09/2019 à 21:56 :
La classe moyenne montante de + en + nbreuses des pays émergents (dt le plus puissant la Chine ) n'a plus les moyens de se payer ces beaux joujoux bourrés d'electronique et d'innovation mais fort polluants. Les sirènes électriques chantent de plus en plus fort à leur oreilles amplifiées par des politiques incitatives.
a écrit le 11/09/2019 à 21:11 :
Dés que la conjoncture se dégrade, on se console parceque l'Allemagne est touchée de plein fouet. Et dés que la conjoncture s'améliore , on bave devant l'Allemagne. L'Allemagne est une puissance exportatrice, ceci explique cela et ça reste mieux qu'être une grande puissance importatrice...
Réponse de le 12/09/2019 à 12:24 :
Comme le dit l' adage , qui gagne au début perd à la fin .
a écrit le 11/09/2019 à 10:05 :
Pourtant nos compatriotes leur en achètent plein de bagnoles ! On en voit partout dans notre pays de cette absence de goût dramatique.
a écrit le 11/09/2019 à 9:22 :
oh ces pauvres Allemands, comment ils vont survivre à cette nouvelle
Réponse de le 11/09/2019 à 10:49 :
ils ne survivent pas. les décès sont supérieurs aux naissances depuis 1972 (La Tribune, 19/10/2016 ; Eurostat).

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :