Carlos Gomes (BYmyCAR) : « le rachat de Marcel, première étape d'un projet global »
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LA TRIBUNE - On parle beaucoup de la transformation de l'industrie automobile. Mais le monde de la distribution n'échappe pas à cette mutation avec la digitalisation et la fin de la propriété automobile. Quelle est la photographie actuelle du secteur de la distribution ?
CARLOS GOMES - Il faut replacer dans leur contexte historique les enjeux d'aujourd'hui. Les relations entre l'industrie automobile et la distribution ont été façonnées autour d'un modèle qui est resté relativement stable pendant plusieurs décennies. Il y a eu des innovations, mais pas de ruptures. On peut même décrire cette entente comme très étroite et ancienne. Je rappelle qu'il y a même eu des cas dans l'histoire où ce sont des distributeurs qui sont venus secourir des constructeurs automobiles, y compris sur le plan capitalistique. Aujourd'hui, nous achevons un cycle de concentration des distributeurs commencé dans les années 2000, et nous ouvrons effectivement un nouveau chapitre. Nous sommes face à un marché automobile qui s'est mondialisé et de plus en plus exigeant en matière de rentabilité. Tout le monde cherche la marge là où elle se trouve, y compris dans la distribution. Les contraintes réglementaires CO2 et la course à l'innovation technologique ont amplifié les enjeux et obligent à des choix qui impacteront la distribution. Il nous appartient donc de nous réinventer.
Qu'est ce qui a changé exactement et qui impacte votre métier ?
Nos quatre métiers traditionnels sont impactés par cette transformation : la vente de voitures neuves, la vente de voitures d'occasion, le service après-vente et les pièces détachées. Ce n'est pas seulement le secteur qui change, c'est aussi le client. Hier, il voulait être propriétaire, aujourd'hui il est intéressé par la location, au forfait ou en longue durée. Ces nouveaux modèles de consommation de la mobilité deviendront la norme.
Mais en entrant dans la bataille de la mobilité, vous risquez d'avoir devant vous d'autres acteurs comme les loueurs de voiture, mais aussi des opérateurs publics ou des start-ups.