Des salariés de GM&S mobilisés devant l'usine PSA de Poissy, puis délogés

Les actions se poursuivent du côté des salariés de GM&S alors que le tribunal de commerce de Poitiers doit rendre une décision ce jeudi sur l'offre de reprise partielle par GMD.
(Crédits : POOL New)

Les salariés de GM&S manifestent à nouveau leur mécontentement. Alors que le tribunal de commerce de Poitiers doit rendre sa décision sur l'offre de reprise par l'emboutisseur GMD ce jeudi, les employés jugent la solution, qui préserverait 120 postes sur 277, insuffisante.

Venus en car et en voiture, une centaine de salariés s'est rassemblée devant l'entrée de l'usine de PSA Peugeot de Poissy (Yvelines), a distribué des tracts et a blouqél es camions sortant de l'usine, avant d'être délogée par les forces de l'ordre en milieu de journée.

 "On défend nos emplois, on défend notre avenir"

Ce n'est pas le premier sit-in organisé par les salariés de GM&S puisque, selon le maire de Poissy, Karl Olive (Les Républicains), de précédents blocages avaient déjà occasionné "6 millions d'euros de pertes" pour PSA.

Le secrétaire général de la CGT de GM&S, Vincent Labrousse a expliqué :

"Ce qu'on veut ce sont des perspectives d'avenir". Il s'est offusqué de la manière dont "le gouvernement traite les salariés qui défendent leurs emplois, alors qu'il y avait des possibilités de faire autrement".

> Lire aussi : Près de neuf mois d'incertitudes et de tensions pour l'équipementier GM&S

Franck Cariat, délégué CGT, a ajouté simplement : "On défend nos emplois, on défend notre avenir."

Les salariés de GM&S jugent les garanties de commandes (22 millions d'euros annuels sur cinq ans) arrachées à PSA et Renault par Bercy ne sont pas un gage de la pérennité du site.

"C'est lamentable"

Au sein du groupe PSA, des salariés se montrent également solidaires quant aux revendications des GM&S. Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT pour le groupe automobile n'a pas manqué d'incriminer directement le Pdg de Peugeot :

"Carlos Tavares veut faire crever les salariés de GM&S" en décidant "de faire produire les pièces ailleurs à moindre coût."(...) "Ils ont contribué à fabriquer les bénéfices, ils doivent pouvoir maintenir tous les emplois et avoir des indemnités de licenciement supra-légales", a-t-il encore considéré, en soulignant que des salariés "vont partir avec quelques milliers d'euros alors que ça fait 30 ans qu'ils travaillent dans cette usine".

Et de conclure :

"C'est lamentable", assurant que "la CGT de PSA se déclare solidaire à 100 % des salariés de GM&S".

Pour rappel, les syndicats réclament 75.000 euros d'indemnité extra-légale par licencié et "un plan social digne de ce nom" pour un personnel à plus de 50 ans de moyenne d'âge. Jusqu'alors, GM&S était le deuxième employeur privé de la Creuse.

(avec AFP)

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Commentaires 9
à écrit le 06/09/2017 à 17:01
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Les salariés de GM&S ont trouvé comme appui le pire du milieu syndical le fossoyeur d’Aulnay celui qui après avoir promis des merveilles par un combat jusqu’au boutiste a envoyé les salariés d’Aulnay à pole emploi. Celui qui a laissé sur le carreau ...

le 06/09/2017 à 21:50
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Le fossoyeur. Encore un guignol qui comprend rien. C'était la rentrée des classes lundi, les inscriptions sont encore ouvertes. Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. (Victor Hugo) poème écrit en 1848, il avait lui le cerveau dans le bon sens. I...

le 07/09/2017 à 5:54
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Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. (Victor Hugo) poème écrit en 1848 Au XIX eme siècle , les ouvriers étaient payé en fonction du prix du pain . Du travail il y en avait , ça permettait de se nourrir sans plus ... Au XXI eme siècle , du trav...

à écrit le 06/09/2017 à 13:13
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le pire c'est que si on regarde bien, chez ceux qui ont bloque psa, peu sont des salaries de gms, et beaucoup des syndicalistes professionnels envoyes par leur centrale faire la lutte des classes pour pouvoir accuser les patrons une fois l'entreprise...

le 06/09/2017 à 13:45
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Surtout que PSA avait prévenu : toutes atteintes a leurs sites poserait problème sur leur chiffre d'affaire ( PSA ne donnerait aucun travail a une entreprise sous traitante qui bloque ses sites ). Quels salariés bloqueraient un site en sachant que...

à écrit le 06/09/2017 à 12:38
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Les 35 heures (29 heures réellement )beaucoup de queue de vache dans la même, les salariés maîtres de leurs destin

à écrit le 06/09/2017 à 11:28
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On a connu cela avec se repreneur!!! on sait comment les salariés ont fini. Ce repreneur est vraiment dans toutes les reprises dont PSA et Renault ont une responsabilités dans la mort de ces usines. Posez vous les bonnes questions...

le 06/09/2017 à 17:05
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pourquoi PSA et Renault ont sous-traité à d'autres entreprises sur le sol FRANCAIS, posez vous la bonne question. Ce n'est pas en Pologne en Slovaquie ou autres NON sur notre sol. Vous remarquerez que la délocalisation n'est pas abordée par la CGT de...

à écrit le 06/09/2017 à 10:42
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Et heureusement que les salariés ne savent pas à quel point les actionnaires les méprisent sinon leurs actions seraient violentes.

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